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Langue et société

Combien y a-t-il de francophones dans le monde ? Ce que mesurent les chiffres

Combien de personnes parlent français dans le monde ? Ce que comptent l’OIF et Ethnologue : définitions, méthodes, place de l’Afrique, limites des calculs.

En bref
Deux chiffres pour 2025 L’OIF estime le nombre de francophones à 348 millions selon sa méthode habituelle, et à environ 396 millions selon une méthode nouvelle qui compte aussi les élèves de 6 à 9 ans.
Un francophone n’est pas un locuteur natif Le français compte environ 90 millions de locuteurs maternels selon l’OIF, 75 millions selon Ethnologue cité par Wikipédia : la grande majorité des francophones l’ont appris comme langue seconde, souvent à l’école.
Des projections révisées à la baisse Le scénario de référence de l’OIF prévoit 467 millions de francophones en 2050, loin des 700 millions qui circulaient vers 2018.

Introduction

Il y a dans le monde entre 348 et 396 millions de francophones, selon les estimations publiées en mars 2026 par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour l’année 2025[1]. L’écart entre ces deux nombres ne vient pas d’une erreur. Il vient de deux façons de compter.

Le chiffre de 396 millions est celui que l’OIF met en avant[2]. Celui de 348 millions est celui que retient son partenaire scientifique, l’Observatoire démographique et statistique de l’espace francophone (ODSEF), à l’Université Laval[3]. Le premier place le français au 4e rang des langues les plus parlées[2]. D’autres classements le placent plus bas.

Cet article explique ce que recouvre le mot francophone, comment on compte des locuteurs là où aucun recensement ne pose la question, ce qui sépare les deux méthodes de 2026, et ce que valent le rang mondial et les projections. Il ne cherche pas à dire si le français « progresse » ou « recule ». Il cherche à dire ce que mesurent les chiffres.

Qu’est-ce qu’un francophone ?

Le sens courant est large. Le rapport de l’OIF rappelle la définition des dictionnaires : est francophone « toute personne qui parle français, que ce soit comme langue maternelle, habituelle, seconde, officielle ou encore véhiculaire »[4]. Une langue véhiculaire est une langue utilisée pour communiquer entre personnes qui n’ont pas la même langue maternelle.

L’ODSEF, qui produit les estimations, adopte une définition fondée sur la compétence. Sont francophones, selon son directeur Richard Marcoux, « toutes les personnes qui maîtrisent la langue française pour être à même de l’utiliser pour communiquer (parler et/ou comprendre) »[3]. Il précise que cette définition n’est pas identitaire. Un francophone peut appartenir à d’autres espaces linguistiques, car le plurilinguisme, c’est-à-dire l’usage de plusieurs langues par une même personne, est très répandu[3].

Le rapport de 2026 va plus loin. Il écrit Francophone avec une majuscule. Le mot y désigne une personne qui a des capacités de maîtrise et d’usage du français « à des degrés divers », quelle que soit la variété de français parlée, « mais aussi citoyenne de l’espace francophone »[4]. L’OIF décrit elle-même ce glissement : on serait passé d’une conception centrée sur la compétence linguistique à une approche sociolinguistique, « puis vers une définition politique et inclusive »[4].

Ces trois définitions ne se contredisent pas. Elles ne portent pas sur le même objet. La première décrit un usage, la deuxième une capacité, la troisième ajoute une appartenance.

Comment compte-t-on les francophones ?

Compter les francophones est, selon Richard Marcoux, « un exercice complexe, voire périlleux »[3]. L’ODSEF a été créé après le Sommet de la Francophonie de Québec, en 2008[3]. Il produit ces estimations depuis une quinzaine d’années[1].

Les estimations combinent plusieurs types de données : « recensements, données de scolarisation, projections démographiques, données migratoires et enquêtes sociolinguistiques »[1]. L’OIF reconnaît les limites de l’exercice : « absence de données harmonisées, variations dans les recensements et enquêtes, et enfin difficultés d’accès aux pratiques linguistiques effectives »[4]. Elle ajoute que « le dénombrement des Francophones n’est ni neutre ni uniforme »[4]. Selon elle, 95 % des estimations reposent néanmoins sur des recensements et des enquêtes fiables[1].

Là où il y a un recensement linguistique

Un recensement linguistique est un recensement qui pose des questions sur les langues des habitants. Le Canada en offre un exemple précis. Son recensement ne mesure pas « les francophones » en un seul chiffre. Il distingue au moins trois choses : la langue maternelle, la première langue officielle parlée, et la capacité de soutenir une conversation[6].

Québec, 2021 Part de la population
Français langue maternelle 74,8 %
Français première langue officielle parlée 82,2 %
Capable de soutenir une conversation en français 93,7 %

Source : Statistique Canada, recensement de 2021[6].

Pour l’ensemble du Canada, le français est la première langue officielle parlée de plus de 7,8 millions de personnes en 2021[6]. Mais 10,7 millions de personnes, soit 29,1 % de la population, peuvent soutenir une conversation en français[6]. Hors du Québec, elles sont plus de 2,7 millions, soit une personne sur dix[6]. L’estimation de l’OIF pour le Canada en 2022, 11,06 millions de francophones (29 %), est du même ordre que la mesure de la conversation[7]. Selon le chiffre retenu, un même pays compte donc 7,8 ou près de 11 millions de francophones. Sur la situation du français au Québec, voir l’article sur le français québécois.

Là où il n’y en a pas

Dans de nombreux pays d’Afrique, les recensements ne disent pas qui parle français. Les estimateurs passent alors par l’école. Le calcul est simple dans son principe : on multiplie le nombre d’habitants par le taux d’alphabétisation en français, avec un seuil d’âge de 10 ans, voire de 15 ans[8]. Le taux d’alphabétisation en français est la part des personnes qui savent lire et écrire le français.

Ce choix a une raison historique. Selon Richard Marcoux, dans les pays où le français est langue d’enseignement, c’est surtout l’institution scolaire qui a diffusé la langue[3]. Mais il a une conséquence : la méthode mesure l’accès à l’écrit en français, pas l’usage quotidien de la langue. Et elle laisse de côté les enfants les plus jeunes déjà scolarisés en français[8].

Deux méthodes pour 2025 : 348 ou 396 millions

C’est ce dernier point que la méthode nouvelle de 2026 prend en compte. La méthode habituelle, appelée « méthode 1 » dans le rapport, exclut les enfants de moins de 10 ans scolarisés en français[9]. La « méthode 2 », explorée pour la première fois dans cette édition, compte aussi les élèves de 6 à 9 ans alphabétisés en français[1]. Le graphique de la synthèse l’attribue à l’Observatoire de la langue française (OLF), l’organe de l’OIF qui a mené le rapport, alors que la méthode 1 y est attribuée à l’ODSEF[4]. Elle s’applique aux 30 pays du Sud où le français est langue officielle, co-officielle ou langue d’enseignement dès le primaire : Maghreb, Afrique subsaharienne, océan Indien et Liban[8]. Elle tient compte de l’année où le français entre dans le cursus de chaque pays[8].

L’OIF a d’abord testé la méthode sur six pays : la République démocratique du Congo, le Maroc, Madagascar, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Bénin. Elle y ajoute 17,8 millions d’élèves de 6 à 9 ans. Le total passe de 106,5 à 132,5 millions de francophones, soit une hausse de 24,5 %[8]. La part des francophones dans la population de ces six pays passe de 42,5 % à 49,4 %[8].

Appliquée aux 30 pays du Sud, la méthode 2 y donne 258 millions de francophones, et environ 396 millions dans le monde[8].

Méthode 1 Méthode 2
Producteur ODSEF OIF (Observatoire de la langue française)
Âge minimal 10 ans (parfois 15) 6 ans dans les 30 pays du Sud
Francophones en 2025 348 millions environ 396 millions
Part de l’Afrique 51,8 % près de 65 %
Comparable aux éditions précédentes oui non

Sources : OIF, synthèse 2026[1][8][10].

L’OIF dit elle-même ce qu’elle attend de la méthode 2 : elle a « pour avantage principal de renforcer le poids géopolitique et géolinguistique de la Francophonie »[8]. La même page pose aussi la question de sa portée : « Son potentiel de croissance est réel, mais dans quelle mesure peut-il véritablement se concrétiser ? »[8] Le même mois, Richard Marcoux parle des « 348 millions de francophones en 2025 »[3]. Les deux chiffres sont donc publics et coexistent. Le premier mesure une compétence acquise. Le second inclut des enfants qui commencent à l’acquérir.

Une série d’estimations difficile à comparer

Les rapports de l’OIF paraissent tous les quatre ans environ ; celui de 2026 est le sixième[11]. Leurs estimations successives forment une série.

Repères des estimations du nombre de francophones
  1. La population francophone se trouve à plus de 90 % dans les pays du Nord, selon Richard Marcoux[3].
  2. Sommet de la Francophonie de Québec, après lequel est créé l’ODSEF[3].
  3. L’édition du rapport de l’OIF compte 220 millions de francophones[1].
  4. Nouvelle édition : 274 millions[1].
  5. Nouvelle édition : 300 millions[1].
  6. Édition 2022 : 321 millions ; le français est présenté comme la 5e langue la plus parlée[12].
  7. Estimation pour l’année 2025 : 348 millions (méthode 1) ou environ 396 millions (méthode 2)[1].
  8. 16 mars 2026
    Lancement du rapport 2026 à Québec ; l’OIF annonce le 4e rang[2].

Les années 2010 à 2022 sont celles des éditions du rapport, non forcément celles des données.

Comparer 321 millions en 2022 et 396 millions en 2025 revient à comparer deux méthodes. À méthode constante, la hausse va de 321 à 348 millions, soit 27 millions de plus. Ce calcul découle directement des chiffres de l’OIF[1][12].

Même cette hausse ne mesure pas seulement un progrès de la langue. L’OIF écrit que « la hausse des chiffres tient autant à une meilleure collecte de données qu’à une réelle progression de l’usage de la langue »[1]. Elle explique la croissance surtout par les efforts faits pour recenser de nouveaux francophones dans plusieurs pays[1].

Les totaux eux-mêmes varient selon les documents. Pour 2022, le communiqué de l’OIF annonce 321 millions[12]. Le tableau détaillé par pays, reproduit par Jacques Leclerc sur le site de la CEFAN (Université Laval), donne 324,6 millions[7]. Les pages consultées n’expliquent pas cet écart.

Les chiffres par pays montrent l’ampleur des révisions possibles :

Pays 2022 (méthode 1) 2025 (méthode 2)
République démocratique du Congo 48,9 millions (51 %) 67,8 millions (60,1 %)
Côte d’Ivoire 9,3 millions (34 %) 17,1 millions (52,2 %)
Sénégal 4,6 millions (26 %) 8,6 millions (45,2 %)

Sources : OIF 2022 via la CEFAN[7] ; OIF, synthèse 2026[8].

Ces écarts mêlent trois années de croissance démographique, la révision des données et le changement de méthode. On ne peut pas les attribuer à une seule cause. Ils ne disent pas non plus quelle place le français occupe à côté des autres langues du pays. Sur ces situations plurilingues, voir les articles sur le wolof et le français au Sénégal et sur le nouchi de Côte d’Ivoire.

La place de l’Afrique

En 1960, selon Richard Marcoux, plus de 90 % des francophones vivaient au Nord[3]. La croissance de leur nombre en Afrique tient, selon lui, à la démographie et à l’école[3].

Le rapport 2026 isole un ensemble d’une quarantaine de pays qu’il appelle « Naître et vivre aussi en français », où vivent près de 80 % des francophones[1]. Leur nombre y passe de 199,4 millions en 2010 à 275,0 millions en 2025[1]. L’Afrique aurait fourni 92 % de cette croissance : 61 millions de plus en Afrique subsaharienne, 8,5 millions de plus en Afrique du Nord[1]. En Europe (3,7 millions de plus) et en Amérique (2,4 millions), la hausse est faible ; selon l’OIF, elle vient surtout de l’immigration[1]. En 2025, l’Afrique subsaharienne regroupe la moitié de ces francophones, et l’Europe passe sous 30 %[1].

La part de l’Afrique dans le total mondial dépend, elle aussi, de la méthode. Elle est de 51,8 % selon la méthode 1 et de près de 65 % selon la méthode 2[10][1]. L’édition 2022 donnait 62 %[12]. Ce chiffre n’a pas été calculé sur le même découpage que le tableau de 2025, et les pages consultées ne permettent pas de les comparer.

Quel rang parmi les langues du monde ?

L’OIF classe le français au 4e rang des langues les plus parlées, « après l’anglais, le mandarin et l’espagnol »[2], et devant l’arabe[1]. En 2022, elle le classait 5e, « après l’anglais, le chinois, l’hindi et l’espagnol »[12]. Le hindi a donc disparu de la liste des langues placées devant le français.

Ce 4e rang s’appuie sur un tableau de la synthèse, présenté comme tiré d’Ethnologue 2025. Il range dix langues, en millions de locuteurs de langue maternelle ou seconde : anglais (1 528), mandarin (1 184), espagnol (559), français (396), arabe standard (335)[19]. Deux points surprennent. Le français y figure avec 396 millions, c’est-à-dire le chiffre de la méthode 2 de l’OIF. Et le hindi en est absent. La synthèse n’explique ni l’un ni l’autre[19].

La même synthèse donne un autre classement, par langue maternelle. Avec environ 90 millions de locuteurs maternels, le français y occupe le 16e rang, derrière le vietnamien (97 millions) et le turc (plus de 91 millions), entre autres[19].

Ethnologue, base de données sur les langues du monde, donne un autre résultat. Selon son tableau de 2026, cité par Wikipédia (le site d’Ethnologue n’a pas pu être consulté directement), le français compte 75 millions de locuteurs de langue première et 258 millions de locuteurs de langue seconde, soit 334 millions au total[13]. La langue première (L1) est celle qu’on acquiert dans l’enfance ; une langue seconde (L2) est apprise ensuite. Le français y est 6e, derrière l’anglais (1 493 millions), le mandarin (1 183), le hindi (611), l’espagnol (561) et l’arabe standard moderne (335)[13].

Mesure Nombre
OIF, méthode 2 (2025) environ 396 millions
OIF, méthode 1 (2025) 348 millions
Ethnologue, total L1 + L2 (2026, via Wikipédia) 334 millions
OIF, locuteurs maternels environ 90 millions
Ethnologue, langue première seulement 75 millions

Sources : OIF[1][19] ; Ethnologue cité par Wikipédia[13].

Le rang dépend de ce qu’on compte comme une langue autant que de ce qu’on compte comme un locuteur. Ethnologue classe des langues au sens de la norme internationale ISO 639. Il sépare l’arabe standard moderne des arabes dialectaux, et le hindi de l’ourdou[13]. Il exclut du français les créoles à base française, qu’il traite comme des langues distinctes[13]. Sur ce problème de définition, voir l’article Combien de langues parle-t-on dans le monde ?

Le nombre de locuteurs de langue première varie lui aussi selon la source : environ 90 millions selon l’OIF[19], 75 millions selon Ethnologue cité par Wikipédia[13]. Les deux chiffres restent très inférieurs aux centaines de millions de francophones au sens large. La plupart des francophones du monde ont appris le français comme langue seconde.

Combien en 2050 ?

Les projections ont beaucoup changé. Vers 2018, l’OIF estimait qu’il y aurait 700 millions de francophones en 2050 et plus d’un milliard en 2065, dont 85 % en Afrique, selon le chercheur Luc Ngwé, qui cite ces chiffres en 2021[14].

Le rapport 2026 présente quatre scénarios, tous calculés selon la méthode 1, à partir de 347,7 millions en 2025[10]. Le scénario de référence suppose que les taux de francophones de 2025 restent constants : seule la croissance de la population joue[10].

Scénario Hypothèse 2050 2070
S1, référence taux de 2025 constants 466,7 millions 557,0 millions
S2, recul taux divisés par deux là où le français n’est ni langue officielle ni langue de travail 406,6 millions 497,6 millions
S3, redressement reprise de la scolarisation en Afrique subsaharienne 586,1 millions 721,4 millions
S4, forts investissements effort important en éducation 644,3 millions 801,6 millions

Source : OIF, synthèse 2026[10].

Dans le scénario de référence, l’Afrique passe de 51,8 % des francophones en 2025 à 63,4 % en 2050 et 70,0 % en 2070[10]. L’OIF rappelle que les scénarios S3 et S4 supposent des investissements continus dans l’éducation en Afrique[10].

« Sur la base des tendances actuelles », le communiqué de l’OIF annonce 590 millions de francophones en 2050, « dont 9 sur 10 vivront en Afrique »[2]. Ce nombre ne correspond pas au scénario de référence. Il est proche du scénario S3, qui suppose un redressement de la scolarisation[10]. Quant à la proportion de 9 sur 10, elle ne figure dans aucun scénario du tableau de la synthèse : en 2050, l’Afrique y représente au plus 73,5 % des francophones (S4)[10]. Les pages consultées ne permettent pas de savoir à quoi renvoie cette proportion.

Il faut aussi distinguer la population des pays francophones du nombre de francophones. Les 93 États et gouvernements qui composaient l’OIF jusqu’en septembre 2025 comptent 1,5 milliard d’habitants, et en compteraient 2 milliards en 2050[15]. Tous ces habitants ne sont pas francophones.

L’OIF et les francophones : deux ensembles distincts

L’Organisation internationale de la Francophonie regroupe aujourd’hui 90 États et gouvernements[16]. Elle en comptait 93, membres et observateurs, jusqu’en septembre 2025[15]. Le Niger, le Burkina Faso et le Mali ont annoncé leur retrait les 17 et 18 mars 2025[17]. Le français est langue officielle de 32 États et gouvernements[18].

L’appartenance à l’organisation ne décide pas du décompte. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso figurent toujours sur la carte des francophones de 2025 publiée dans la synthèse[1]. On peut être francophone dans un pays qui n’est pas membre de l’OIF, et beaucoup d’habitants des pays membres ne le sont pas.

Conclusion

Le nombre de francophones n’est pas une donnée brute. C’est le résultat d’une définition et d’une méthode. Selon qu’on compte les enfants de 6 à 9 ans ou non, on obtient 348 ou 396 millions pour 2025. Selon qu’on retient la langue première ou toute compétence, on passe de 75 ou 90 millions, selon la source, à plusieurs centaines de millions. Les organismes qui produisent ces chiffres le disent eux-mêmes : ils dépendent de la qualité des données, et leur hausse reflète autant de meilleurs recensements qu’un usage plus répandu. Deux constats restent stables d’une mesure à l’autre. Le français est surtout une langue seconde, souvent apprise à l’école. Et la croissance du nombre de ses locuteurs, observée comme projetée, se situe surtout en Afrique.

Bibliographie

Notes et références

  1. OIF, La langue française dans le monde. Synthèse 2026, p. 8-11 : série des éditions (220, 274, 300 et 321 millions), méthodes 1 et 2 (348 et environ 396 millions pour 2025, près de 65 % en Afrique selon la méthode 2), sources des estimations, part des estimations jugées fiables, tableau « Naître et vivre aussi en français » (p. 9), carte de 2025 (p. 10-11). ↑
  2. OIF, communiqué de lancement du rapport 2026 (16 mars 2026, Québec) : 4e rang « après l’anglais, le mandarin et l’espagnol » avec 396 millions de locuteurs ; 590 millions en 2050, « dont 9 sur 10 vivront en Afrique ». ↑
  3. Richard Marcoux, directeur de l’ODSEF, entretien dans ULaval nouvelles, 18 mars 2026. ↑
  4. OIF, Synthèse 2026, p. 7-8 : définitions du mot francophone, attribution du mot à Onésime Reclus (1886), difficultés du dénombrement ; graphique p. 7, légende « Méthode 1 (ODSEF) » et « Méthode 2 (OLF) » ; p. 3 (Présentation) : le rapport est le fruit d’un travail « mené par l’Observatoire de la langue française (OLF), de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ». ↑
  5. TLFi, étymologie de francophone (nom) : « 1932 (Lar. 20e) », emploi anglais « Av. 1900 » d’après le New English Dictionary. ↑
  6. Statistique Canada, Le Quotidien, 17 août 2022, recensement de 2021. ↑
  7. Jacques Leclerc, CEFAN, tableau des estimations de l’Observatoire de la langue française de l’OIF pour 2022. ↑
  8. OIF, Synthèse 2026, p. 12-13 : principe de calcul de la méthode 1 en Afrique, méthode 2, test sur six pays, 258 millions dans les 30 pays du Sud, 396 millions dans le monde, tableau des six pays. ↑
  9. OIF, Synthèse 2026, p. 10, encadré « Évolution de la méthode de dénombrement en 2025 ». ↑
  10. OIF, Synthèse 2026, p. 14-17, scénarios et tableau « Répartition des Francophones par effectifs totaux et grandes régions entre 2025 et 2070 (méthode 1) » ; part de l’Afrique en 2025 : 51,8 % (180,1 millions sur 347,7). ↑
  11. OIF, Synthèse 2026, p. 3 (« sixième édition ») ; communiqué de 2026 (« rapport quadriennal »). ↑
  12. OIF, communiqué de mars 2022, annonçant la publication du rapport le 24 mars 2022 : 321 millions, 5e rang, 62 % en Afrique. ↑
  13. Ethnologue, tableau « Most spoken languages » (2026), d’après Wikipédia (en), « List of languages by total number of speakers ». Les pages d’Ethnologue n’ont pas pu être consultées directement. ↑
  14. Luc Ngwé, The Conversation, 7 octobre 2021, d’après l’OIF. Les éditions antérieures du rapport n’ont pas été consultées. ↑
  15. OIF, Synthèse 2026, p. 13, d’après les World Population Prospects 2024 de l’ONU. ↑
  16. OIF, « La Francophonie en bref » ; ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, 19 mars 2026. ↑
  17. Caroline Roussy, IRIS, 2025. ↑
  18. Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, 19 mars 2026. ↑
  19. OIF, Synthèse 2026, section « Langues et cultures dans la Francophonie plurielle », encadré « Classement des dix langues les plus parlées dans le monde en tant que langue maternelle et/ou langue seconde » (« Source : Ethnologue 2025 ») et texte voisin sur les locuteurs maternels. ↑
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