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Langues régionales et francophonie

Le français du Québec, ni « vieux français » ni patois

Colons normands, parisiens ou de l’Ouest, rupture de 1763, accent dit « de cour », mots comme blonde ou magasiner : une variété du français à l’histoire propre.

En bref
Ni patois ni conservatoire Selon une dialectologue, « tous les linguistes s’accordent » aujourd’hui pour dire que le « choc des patois » en Nouvelle-France n’a jamais eu lieu ; le français du Québec n’est pas non plus un français figé au XVIIe siècle.
Des traits anciens, des traits nouveaux La prononciation moé pour moi correspond à un usage aristocratique d’avant la Révolution ; magasiner, attesté en 1864, est au contraire une création québécoise faite d’après l’anglais to shop.
Une variété vivante et décrite En 2021, le français est la langue la plus parlée à la maison pour 77,5 % des Québécois ; il a sa loi (la Charte de 1977) et son dictionnaire (Usito).

Introduction

Les Québécois parlent-ils le « vieux français » de Louis XIV ? Non, pas plus que les Parisiens. Le français du Québec a gardé certains traits anciens, comme toutes les variétés de langue. Il a aussi inventé des mots, emprunté à l’anglais et suivi sa propre évolution pendant plus de trois siècles. Ce n’est pas davantage un patois, c’est-à-dire un parler local qu’on opposerait au « vrai » français : c’est une variété du français à part entière, avec sa norme et son dictionnaire.

Un fait surprend souvent. Pour une partie de la prononciation, ce n’est pas le Québec qui s’est éloigné de Paris : c’est Paris qui a changé de norme, à la Révolution. C’est du moins la thèse du linguiste Jean-Denis Gendron, que d’autres spécialistes discutent.

Cet article suit l’ordre de l’histoire. Il présente d’abord les colons et leurs parlers, puis le débat sur la naissance de ce français. Il aborde ensuite l’accent, la rupture de 1763, les sons et les mots d’aujourd’hui, et enfin la politique linguistique.

Qui étaient les colons ?

La colonie de la Nouvelle-France a d’abord grandi très lentement. Entre 1627 et 1663, sa population passe d’une centaine d’habitants à environ 2 500, selon le linguiste Jacques Leclerc (Université Laval)[1].

Les immigrants viennent surtout du nord-ouest de la France et de la région parisienne. Deux décomptes circulent, qui ne donnent pas tout à fait les mêmes chiffres.

Province d’origine Décompte repris par Leclerc[1] Décompte de Lortie, 1608-1700[2]
Normandie 19,6 % 19,6 %
Île-de-France 17,8 % 12,7 %
Aunis 11,9 % 10,7 %
Poitou 10,5 % 11,6 %
Perche 5,3 % 4,8 %
Saintonge 5,1 % 5,6 %

Les deux sources placent la Normandie en tête. Elles divergent surtout pour l’Île-de-France, sans doute parce que leurs périodes et leurs méthodes ne sont pas les mêmes. Il vaut donc mieux retenir des ordres de grandeur. Selon Leclerc, les provinces de l’Ouest (Poitou, Aunis, Saintonge) fournissent environ 30 % des immigrants, la Normandie et le Perche 25 %, la région parisienne 20 %[1].

Les « filles du roi » forment un groupe à part. Ce sont de futures épouses venues de France pour s’établir dans la colonie. Environ 770 d’entre elles s’établissent au Canada. Selon Leclerc, 42,4 % viennent de l’Île-de-France, et 73 % de celles-ci de la seule ville de Paris[1].

Beaucoup de colons parlaient deux langues. Samuel de Champlain parlait ainsi, en plus du français, la « langue xainctongeaise », c’est-à-dire le parler de Saintonge, aujourd’hui appelé « patois charentais ». Selon Leclerc, beaucoup de soldats parlaient leur patois d’origine, mais avaient aussi appris peu à peu des rudiments de français[1].

Patois ou français ? Un débat clos chez les spécialistes

La thèse du « choc des patois »

Comment ces gens venus de provinces différentes en sont-ils venus à parler une même langue ? En 1984, le linguiste Philippe Barbaud publie Le choc des patois en Nouvelle-France[3]. Le titre résume sa thèse. Les colons auraient parlé majoritairement leurs patois. Leur rencontre aurait produit un « choc », et le français l’aurait emporté sur place, en Amérique.

Les spécialistes tiennent pourtant cette thèse pour dépassée.

Les critiques

Selon le linguiste Paul Laurendeau, Barbaud défend « la thèse traditionnelle de la non compréhension mutuelle des patois d’oïl ». Laurendeau rappelle que Claire Asselin et Anne McLaughlin en avaient proposé dès 1981 une critique qu’il juge « à la fois hardie et pertinente »[4]. Il entend lui-même montrer, avec le linguiste H.-J. Niederehe, qu’« un choc des patois, dont parle Barbaud, n’a jamais eu lieu »[4].

Son argument porte sur le mot patois lui-même. Avant 1790, ce mot désignait selon lui plutôt une manière de parler qu’une langue distincte du français[4]. On peut en déduire que compter les « patoisants » d’après leur province d’origine n’a pas grand sens.

D’autres travaux vont dans le même sens. Niederehe souligne qu’au début de la colonisation, les dialectes ne sont déjà plus « des moyens d’expression ayant les mêmes droits que le "français" ». Les linguistes S. Canac-Marquis et Claude Poirier, qui ont étudié le vocabulaire, écrivent que la théorie du choc des patois « n’a même plus à être discutée »[5].

En 2012, la dialectologue Marie-Rose Simoni-Aurembou résume la situation sans détour : « tous les linguistes s’accordent pour affirmer que "le choc des patois" n’a jamais eu lieu »[5].

Un accent venu de la cour ?

Jean-Denis Gendron (Université Laval) a proposé une explication de l’accent québécois traditionnel. Selon lui, cette prononciation « est fortement apparentée à la prononciation du bel usage, celle de la cour et des salons »[6].

Sa thèse repose sur l’idée d’un double style à Paris. La haute société aurait connu deux façons de prononcer. L’une était soutenue : c’était celle du discours public, au Parlement, à la chaire et au théâtre. L’autre était naturelle et familière, et c’est d’elle que descendrait la prononciation québécoise[6].

Puis vient la Révolution. Selon Gendron, elle « chasse la noblesse et, avec elle, le style familier du bel usage ». L’ancienne prononciation de la cour est alors réduite « au rang de prononciation populaire ». Les voyageurs du XIXe siècle la perçoivent désormais comme telle. Gendron en donne un exemple : « donnez-moé mon mouchoé »[6].

Prononcer en [wɛ] ou en [we] les mots comportant « oi » entraîne un stigmate semblable depuis la Révolution française, qui a provoqué un renversement complet de la norme sur ce point précis en imposant le [wa], jusqu’alors déconsidéré parce qu’il caractérisait le peuple et la bourgeoisie par opposition à l’aristocratie.

Denis Dumas, « La prononciation du français québécois », Usito

Le phonéticien Denis Dumas confirme ce point précis : moé et toé, prononcés avec [wɛ], correspondent à l’usage de l’aristocratie d’avant 1789[7]. Le [wa] de moi, aujourd’hui seul admis à Paris, était alors la prononciation du peuple et de la bourgeoisie. La « faute » d’aujourd’hui est donc l’ancienne prononciation distinguée, et inversement.

La thèse de Gendron ne fait pas l’unanimité. Dans la presse, le linguiste Claude Poirier estime qu’elle surestime le lien avec la noblesse. Les premiers Canadiens auraient aussi pris leur vocabulaire et leur accent dans le nord et l’ouest de la France[8]. Sur ce point, le débat reste ouvert.

1763 : la coupure avec la France

Par le traité de Paris de 1763, la France cède le Canada à la Grande-Bretagne[9]. Les conséquences linguistiques sont profondes.

Une partie des élites quitte le pays. Selon Leclerc, toute la noblesse française, soit environ 200 personnes, part, ainsi qu’environ 2 560 officiers et soldats. Entre 1754 et 1770, plus de 4 000 Canadiens rentrent en France, soit 5,7 % de la population[9].

Le contact avec Paris se relâche au moment même où la prononciation parisienne va changer. Au Canada, la langue de l’ascension sociale devient l’anglais. Leclerc note que sa connaissance va devenir « très utile pour assurer la promotion sociale et économique »[9].

Les sons d’aujourd’hui

Deux traits frappent souvent l’oreille d’un Européen. Ils sont décrits en détail par l’Office québécois de la langue française (OQLF), l’organisme public chargé de la langue au Québec.

L’affrication : tu prononcé [tsy]

Selon l’OQLF, une consonne affriquée s’articule en deux phases : une occlusion (un blocage complet de l’air, comme pour [t]), puis une constriction (un frottement, comme pour [s]). L’OQLF appelle affrication le fait que [t] et [d] deviennent [ts] et [dz] devant [i], [y] et les semi-voyelles correspondantes, comme le [j] de diable[10].

Quelques exemples donnés par l’OQLF :

Mot Prononciation au Québec
tulipe [tsylip]
du [dzy]
endurer [ɑ̃dzyʁe]
diable [dzjabl]

À l’intérieur d’un mot, le phénomène est général : l’OQLF juge l’affrication « normale et habituelle » chez le locuteur québécois[10]. Entre deux mots, il est facultatif, sauf dans l’inversion du verbe et du pronom, comme peut-il. Selon Dumas, l’affrication a un statut « socialement neutre » : elle va de soi au Québec, tant qu’elle n’est pas trop marquée[7]. Une affrication d’une autre forme, vers [tʃ] et [dʒ], est observée en France : voir l’article sur l’accent dit « de banlieue ».

La diphtongaison : père prononcé [paeʁ]

Une diphtongue est une voyelle dont le timbre change pendant qu’on la prononce. Selon l’OQLF, la diphtongaison est « relativement fréquente » au Québec, en raison de l’allongement naturel de certaines voyelles[11]. On entend ainsi père [paeʁ], rêve [ʁaev], pâte [paut] ou cœur [kaœʁ].

Comme la voyelle ne s’allonge que dans certaines positions, des mots de la même famille peuvent se prononcer différemment. Dumas cite bête [baɛt] à côté de bêtise [bɛtsiz], où l’on reconnaît aussi l’affrication[7].

Les mots : héritages, créations, emprunts

Le vocabulaire québécois montre bien que l’image du « vieux français » est trop simple. Trois mots courants suffisent à le voir.

Mot Sens au Québec Origine selon les dictionnaires
blonde petite amie, conjointe sens ancien de « jeune femme courtisée », conservé et étendu (Usito)
magasiner faire des achats ; comparer les prix création attestée en 1864, de magasin, d’après l’anglais to shop (Usito, d’après le TLFQ)
char automobile mot français ancien, mais emploi venu de l’anglais car selon Usito

Blonde : un sens ancien qui a continué sa vie

Usito, le dictionnaire de l’Université de Sherbrooke qui décrit le français en usage au Québec, donne à blonde un sens vieilli : « jeune femme courtisée ». C’est celui de la chanson populaire Auprès de ma blonde[12]. Au Québec, ce sens a évolué vers « petite amie, conjointe, épouse », dans la langue familière. Le mot n’est pas figé : il a gardé un sens ancien et l’a élargi.

Magasiner : une innovation

Magasiner n’a rien d’un archaïsme. Le Trésor de la langue française au Québec (TLFQ) l’atteste en 1864. Le mot est formé sur magasin, d’après l’anglais to shop[13]. C’est ce qu’on appelle un calque : un mot formé avec des matériaux français sur le modèle d’un mot étranger. Le TLFi, dictionnaire de référence publié en France, l’enregistre comme un régionalisme du Canada[14].

Char : un cas mixte

Le mot char est français depuis le Moyen Âge : il vient du latin carrus et Usito le date de 1172-1174. Il désignait une voiture tirée par des animaux, comme dans char à bancs[15]. Pour le sens « automobile », Usito indique en revanche une origine anglaise : « de l’anglais car ». Il signale cet emploi comme « critiqué », c’est-à-dire déconseillé par la norme qu’il décrit[15]. Cette étiquette est un jugement normatif du dictionnaire, non un constat sur la valeur du mot. On entend parfois dire que char serait un pur archaïsme. Aucune source éditoriale consultée pour cet article ne le soutient.

Le contact avec l’anglais fonctionne aussi dans l’autre sens : voir l’article sur les mots français passés en anglais.

La langue, affaire politique

Du joual à la loi 101

En 1960, un auteur qui signe « frère Untel » relance le débat sur le joual. Il écrit : « Cette absence de langue qu’est le joual est un cas de notre inexistence »[16]. Ce jugement très sévère est cité ici comme un document d’époque. Cet article ne le reprend pas à son compte. Le mépris pour une façon de parler n’est pas propre au Québec : voir l’article sur la glottophobie.

Au début des années 1960, un Office de la langue française est créé[16]. Puis, après la victoire du Parti québécois en novembre 1976, vient la Charte de la langue française, dite « loi 101 ». Proposée par Camille Laurin, ministre du gouvernement de René Lévesque, elle est sanctionnée le 26 août 1977[17]. L’OQLF travaille aussi sur la terminologie : voir l’article sur les anglicismes du numérique.

Une norme décrite à partir du Québec

Le Québec dispose aujourd’hui de son propre dictionnaire général, Usito, publié par l’Université de Sherbrooke. Il décrit le français en usage au Québec, et surtout son registre standard, et il est gratuit en ligne[18]. Un dictionnaire de ce type montre qu’une variété peut avoir sa norme sans copier celle de Paris. Le rapport entre norme et pouvoir est étudié dans l’article La norme linguistique.

Les chiffres de 2021

Selon le recensement canadien de 2021, le français est la langue parlée le plus souvent à la maison pour 77,5 % des Québécois (79,0 % en 2016). Cela représente environ 6,5 millions de personnes. Le français est la langue maternelle de 74,8 % des Québécois. Et 93,7 % d’entre eux peuvent soutenir une conversation en français. Dans l’ensemble du Canada, environ 10,7 millions de personnes, soit 29,1 % de la population, peuvent soutenir une conversation en français[19].

Repères de l’histoire du français au Québec
  1. 1627–1663
    La population de la Nouvelle-France passe d’une centaine d’habitants à environ 2 500[1].
  2. Traité de Paris : la France cède le Canada à la Grande-Bretagne[9].
  3. fin XVIIIe siècle
    À partir de la Révolution, la norme parisienne impose [wa] à la place de [wɛ] dans moi[7].
  4. Première attestation de magasiner relevée par le TLFQ[13].
  5. Le frère Untel relance le débat sur le joual[16].
  6. La Charte de la langue française est sanctionnée le 26 août[17].
  7. Philippe Barbaud publie Le choc des patois en Nouvelle-France[3].
  8. Le français est la langue la plus parlée à la maison pour 77,5 % des Québécois[19].

Conclusion : une variété moderne

Le français du Québec n’est ni un conservatoire du XVIIe siècle ni un mélange de patois. Selon les spécialistes cités, il n’est pas né d’un « choc des patois ». Il a gardé des traits que Paris a abandonnés, comme le [wɛ] de moé. Il en a développé d’autres, comme l’affrication et la diphtongaison. Il a créé des mots et en a emprunté à l’anglais. Bref, il a vécu, comme toutes les langues.

D’autres variétés du français ont leur propre histoire : voir septante et nonante en Belgique et en Suisse, ou les créoles à base française, qui sont, eux, des langues distinctes. Sur les parlers de France auxquels on compare souvent le québécois, voir le picard et le rapport de l’abbé Grégoire.

Bibliographie

  • Barbaud, Philippe, Le choc des patois en Nouvelle-France. Essai sur l’histoire de la francisation au Canada, Presses de l’Université du Québec, 1984 (ouvrage non consulté, cité d’après Laurendeau et la notice de l’éditeur) — notice de l’éditeur.
  • Bourette, Susan, « Québecois: maligned accent may have its roots in royal courts », The Christian Science Monitor, 28 octobre 2008 — en ligne.
  • Dumas, Denis, « La prononciation du français québécois », article thématique d’Usito, Université de Sherbrooke — en ligne.
  • Gendron, Jean-Denis, « L’origine de la prononciation québécoise traditionnelle », article thématique d’Usito, Université de Sherbrooke — en ligne.
  • Gouvernement du Québec, « À propos de la Charte de la langue française », Québec.ca — en ligne.
  • Laurendeau, Paul, « Le concept de patois avant 1790, vel vernacula lingua », dans R. Mougeon et É. Beniak (dir.), Les origines du français québécois, Presses de l’Université Laval, 1994, p. 131-166 — texte mis en ligne par l’auteur.
  • Leclerc, Jacques, « Histoire du français au Québec », CEFAN, Université Laval : « La Nouvelle-France (1534-1760) » ; « Origine des immigrants français (1608-1700) » ; « Le régime britannique (1760-1840) » ; « La modernisation du Québec (1960-1981) ».
  • Office québécois de la langue française, Banque de dépannage linguistique : « L’affrication » ; « La diphtongaison ».
  • Simoni-Aurembou, Marie-Rose, « Quelques traits de la langue de Pierre Boucher, percheron, gouverneur de Trois-Rivières », Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques, 133-5, 2012, p. 177-188 — Persée.
  • Statistique Canada, Le Quotidien, 17 août 2022, recensement de 2021 — en ligne.
  • Trésor de la langue française informatisé (TLFi), ATILF-CNRS, article « magasiner » — CNRTL.
  • Usito, Université de Sherbrooke : articles « blond, blonde », « char », « magasiner » ; présentation « Usito, c’est… ».

Notes et références

  1. Jacques Leclerc, « La Nouvelle-France (1534-1760) », Histoire du français au Québec, CEFAN, Université Laval. Les pourcentages par province renvoient aux travaux démographiques que cite Leclerc. ↑
  2. CEFAN, tableau « Origine des immigrants français (1608-1700) », d’après Stanislas-Alfred Lortie, cité par Philippe Barbaud (1984) ; total de 4 894 immigrants, dont 238 pour le Perche. ↑
  3. Philippe Barbaud, Le choc des patois en Nouvelle-France, Presses de l’Université du Québec, 1984. Ouvrage non consulté : sa thèse est présentée d’après Laurendeau (1994). ↑
  4. Paul Laurendeau, « Le concept de patois avant 1790 », 1994. Les ouvrages d’Asselin et McLaughlin (1981), de Charlevoix et de La Potherie sont cités d’après ce chapitre ; la citation de Niederehe renvoie à un texte de 1985. ↑
  5. Marie-Rose Simoni-Aurembou, « Quelques traits de la langue de Pierre Boucher », 2012, qui cite H.-J. Niederehe, « La situation linguistique de la France à l’aube de la colonisation du Canada », et S. Canac-Marquis et C. Poirier, « Origine commune des Français d’Amérique du Nord ; le témoignage du lexique ». ↑
  6. Jean-Denis Gendron, « L’origine de la prononciation québécoise traditionnelle », Usito. Les témoignages d’Allart, Le Clercq, Charlevoix et Bougainville y sont cités par Gendron. ↑
  7. Denis Dumas, « La prononciation du français québécois », Usito. ↑
  8. Susan Bourette, The Christian Science Monitor, 28 octobre 2008. Article de presse qui rapporte la thèse de Gendron et la réserve de Poirier. ↑
  9. Jacques Leclerc, « Le régime britannique (1760-1840) », CEFAN, qui cite l’article 4 du traité de Paris. ↑
  10. OQLF, Banque de dépannage linguistique, « L’affrication ». ↑
  11. OQLF, Banque de dépannage linguistique, « La diphtongaison ». ↑
  12. Usito, article « blond, blonde ». ↑
  13. Usito, article « magasiner », qui reprend la datation du TLFQ. ↑
  14. TLFi, article « magasiner ». Le TLFi ne donne pas de date de première attestation pour ce sens. ↑
  15. Usito, article « char ». ↑
  16. Jacques Leclerc, « La modernisation du Québec (1960-1981) », CEFAN. ↑
  17. Gouvernement du Québec, « À propos de la Charte de la langue française ». ↑
  18. Université de Sherbrooke, « Usito, c’est… ». ↑
  19. Statistique Canada, Le Quotidien, 17 août 2022. ↑
Québec francophonie contact-de-langues anglais sociolinguistique institutions