Le malgache, le malais, le tagalog des Philippines, le tahitien, le maori de Nouvelle-Zélande et le hawaïen sont des langues sœurs. Elles appartiennent à la famille austronésienne, c’est-à-dire à un ensemble de langues qui descendent d’un même ancêtre. Cette famille compte plus d’un millier de langues. Avant 1500, c’était la plus étendue du monde : elle couvrait plus de la moitié du tour du globe, de Madagascar à l’île de Pâques[1].
Comment des langues parlées au large de l’Afrique et au milieu du Pacifique peuvent-elles avoir une origine commune ? La réponse tient en un mot : la mer. Les ancêtres des locuteurs actuels ont peuplé, île après île, un espace océanique immense. Les linguistes situent leur point de départ à Taïwan.
Cet article présente d’abord la famille et la façon dont on l’a reconnue. Il expose ensuite la place de Taïwan, puis les étapes de l’expansion maritime. Deux cas extrêmes suivent : le malgache, à l’ouest, et les langues de Polynésie orientale, à l’est. Une dernière partie présente les langues austronésiennes parlées en France d’outre-mer.
Une famille de plus d’un millier de langues
Combien de langues austronésiennes existe-t-il ? La réponse dépend de la frontière que l’on trace entre une langue et un dialecte. En 1995, Peter Bellwood, James J. Fox et Darrell Tryon estimaient leur nombre « entre 1 000 et 1 200 », selon les critères retenus[1]. Les inventaires plus récents, cités ici de seconde main d’après Wikipédia, donnent des totaux un peu supérieurs, autour de 1 250 à 1 300 langues[2]. Le décompte général des langues est discuté dans l’article Combien de langues parle-t-on dans le monde ?.
Le nombre de locuteurs est lui aussi une estimation. Le même ouvrage collectif l’évaluait à plus de 270 millions de personnes (édition de 1995, rééditée en 2006)[3]. Ce chiffre a vieilli ; il donne un ordre de grandeur.
L’aire couverte est la plus remarquable : elle va de Madagascar à l’île de Pâques et de Taïwan à la Nouvelle-Zélande[3]. On trouve aussi des langues austronésiennes sur les marges du continent asiatique : à Taïwan, dans le sud du Viêt Nam et au Cambodge, dans l’archipel de Mergui au large de la Birmanie, et dans l’île de Hainan, au sud de la Chine[1].
Les limites de la famille ont parfois bougé. Glottolog, la base de classification des langues de l’institut Max-Planck de Leipzig, range ainsi parmi les langues austronésiennes le makuva du Timor oriental. Elle y range aussi l’utupua, le vanikoro et les langues de Reef-Santa Cruz, dont des travaux de 2007 à 2009 ont montré l’appartenance à la branche océanienne[4]. Le voisinage avec les langues de Nouvelle-Guinée, qui ne sont pas austronésiennes pour la plupart, est décrit dans l’article sur la diversité linguistique de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Une famille reconstruite par comparaison
De Cook à Dempwolff
La parenté de ces langues a été remarquée tôt. En 1778, J. R. Forster, compagnon du navigateur Cook, fit des observations jugées « intéressantes pour l’époque » par Jean-Claude Rivierre, du CNRS[5]. En 1885, le missionnaire anglican R. H. Codrington publia The Melanesian Languages. L’ouvrage attirait l’attention sur l’unité structurelle d’une trentaine de langues du cœur de la Mélanésie, et sur leurs nombreuses ressemblances avec des langues de Polynésie, de Micronésie et de l’océan Indien[5].
L’idée inverse a pourtant eu la vie dure. Au début du XXe siècle, certains auteurs, comme W. Churchill, opposaient encore une famille « malayo-polynésienne » aux langues de Mélanésie[5]. D’autres chercheurs, H. C. von der Gabelentz, H. Kern puis W. Schmidt, montraient pourtant la parenté de certaines langues mélanésiennes entre elles et avec le polynésien[5].
L’étape décisive date de 1938. Cette année-là, Otto Dempwolff donna la première reconstruction du vocabulaire et du système de sons de l’austronésien commun[5].
La méthode comparative
Reconstruire une langue disparue suppose la méthode comparative. Elle consiste à comparer des mots de même sens dans des langues apparentées. On cherche des correspondances de sons qui se répètent de mot en mot. À partir d’elles, on remonte à une forme ancienne, notée avec un astérisque parce qu’elle n’est attestée nulle part. La méthode est présentée en détail dans l’article sur les langues indo-européennes ; elle a aussi servi pour les langues ouraliennes.
Pour l’austronésien, l’ouvrage de référence est l’Austronesian Comparative Dictionary de Robert Blust et Stephen Trussel. Le tableau suivant en reprend quatre séries. La première ligne donne la forme reconstruite du proto-austronésien, l’ancêtre commun de la famille. Le paiwan et l’amis sont des langues de Taïwan.
| Langue | « feu » | « œil » | « deux » | « cinq » |
|---|---|---|---|---|
| proto-austronésien | *Sapuy | *maCa | *duSa | *lima |
| paiwan (Taïwan) | sapuy | matsa | ḍusa | lima |
| amis (Taïwan) | apuy | mata | tosa | lima |
| tagalog (Philippines) | apóy | matá | da-lawá | limá |
| malais | api | mata | dua | lima |
| malgache | afo | roa | dímy | |
| fidjien | mata | rua | lima | |
| tongien | mata | ua | nima | |
| samoan | mata | lua | lima | |
| maori (Nouvelle-Zélande) | ahi | mata | rua | rima |
| hawaïen | ahi | maka | lua | lima |
Sources : Austronesian Comparative Dictionary (Blust et Trussel), ensembles *Sapuy, *maCa, *duSa et *lima[6]. Les cases vides correspondent à des formes absentes des pages consultées.
Le tableau se lit en colonnes. Le mot pour « cinq » est presque identique de Taïwan à Hawaï, à quelques sons près. Le dictionnaire rattache d’ailleurs à cette série un mot proto-austronésien *qa-lima signifiant « main » : dans beaucoup de langues, le même mot désigne la main et le nombre cinq[6]. Les différences, elles, sont régulières dans ces séries : là où la plupart des langues ont t dans mata, le hawaïen a k (maka) ; là où elles ont l dans lima, le malgache a d (dímy). Le malgache a aussi un f (afo) et le hawaïen un h (ahi) là où le paiwan conserve un s initial (sapuy). Ces régularités ne sont observées ici que sur quatre séries ; leur formulation en règles générales relève des travaux spécialisés.
Taïwan, foyer de la famille
Neuf branches sur une seule île
La plupart des spécialistes situent le proto-austronésien à Taïwan, il y a environ 5 000 ans[7]. L’argument principal est linguistique. C’est à Taïwan que la famille montre sa plus grande diversité : l’île concentre presque toutes ses branches de premier rang.
En 1999, Robert Blust a proposé une classification complète en dix branches primaires : neuf à Taïwan et une dixième, le malayo-polynésien, qui réunit toutes les langues parlées hors de l’île[8]. Les langues austronésiennes de Taïwan sont dites formosanes. Glottolog retient aujourd’hui, lui aussi, dix sous-groupes de premier rang[9] :
- atayalique ;
- bunun ;
- formosan oriental ;
- formosan du Nord-Ouest ;
- paiwan ;
- puyuma ;
- rukai ;
- tsouique ;
- austronésien des plaines de l’Ouest ;
- malayo-polynésien.
Autrement dit, neuf branches sur dix tiennent sur une seule île, tandis que la dixième s’étend sur plus de la moitié du tour du globe.
Une classification qui a changé
Ce découpage n’a pas toujours été celui-là. En 1995, Darrell Tryon exposait une version antérieure de la classification de Blust, à quatre branches de premier rang seulement : trois à Taïwan (atayalique, tsouique, paiwanique) et le malayo-polynésien[7]. Le nombre de branches formosanes reste discuté. Starosta (1995), Li (2006, 2008) et Sagart (2021) ont proposé d’autres regroupements[8].
D’autres désaccords portent sur le reste de la famille. Dyen (1990) contestait l’unité du malayo-polynésien : pour lui, les langues des Philippines étaient les plus proches parentes des langues formosanes[7]. L’unité du malayo-polynésien occidental reste incertaine. En revanche, le point principal fait consensus : c’est à Taïwan que la diversité de la famille est la plus grande.
Les grandes subdivisions du malayo-polynésien
Selon la classification exposée par Tryon, le malayo-polynésien se divise en plusieurs ensembles emboîtés[7]. Le malayo-polynésien central-oriental commence avec le bima, parlé dans l’île de Sumbawa, et s’étend vers l’est par les petites îles de la Sonde. Il comprend le malayo-polynésien oriental, qui se divise à son tour en deux groupes : celui du sud de Halmahera et de l’ouest de la Nouvelle-Guinée, et l’océanien, qui couvre la plus grande partie du Pacifique.
L’expansion par la mer
La chronologie de l’archéologie
L’archéologue Peter Bellwood a mis en regard la classification des langues et les données des fouilles[10]. Selon lui, le Néolithique commence à Taïwan vers 4000-3000 av. J.-C., avec des objets de type sud-chinois. Des ensembles apparentés, avec des poteries simples ou à engobe rouge, apparaissent aux Philippines entre 2500 et 1500 av. J.-C. Vers 1500 av. J.-C., des agriculteurs venus de Taïwan avaient atteint les confins de la Mélanésie.
Vient ensuite l’expansion dite Lapita, entre 1600 et 1000 av. J.-C. Elle conduit au peuplement d’îles jusque-là inhabitées, au nord et à l’est des Salomon. Entre 1000 av. J.-C. et 1000 apr. J.-C., le mouvement se poursuit jusqu’à toutes les îles de Polynésie et de Micronésie, et jusqu’à Madagascar[10].
Bellwood mentionne aussi une hypothèse de Paul Benedict (1975), dite austro-thaïe. Elle suppose une parenté entre l’austronésien et les langues tai-kadai, dans le sud de la Chine[10].
Ce que disent les arbres de langues
En 2009, Gray, Drummond et Greenhill ont appliqué à 400 langues austronésiennes des méthodes statistiques dites phylogénétiques bayésiennes, qui construisent des arbres de parenté entre langues. Leurs arbres placent l’origine de la famille à Taïwan, il y a environ 5 230 ans[11]. Ils montrent une expansion par « pulsations » séparées par des « pauses ».
Les auteurs présentent ce résultat comme un argument dans un débat. D’un côté, une expansion récente et rapide depuis Taïwan, par pulsations et pauses. De l’autre, une diffusion plus lente et plus ancienne, depuis une autre région que Taïwan, que les auteurs appellent modèle du « bateau lent » (slow-boat)[11]. D’autres modèles encore ont été proposés.
Les estimations ne coïncident pas tout à fait : peut-être 6 000 ans de profondeur pour la famille selon Bellwood, Fox et Tryon[1], environ 5 000 ans pour Tryon[7], environ 5 230 ans pour Gray et ses collègues[11]. Ce sont des ordres de grandeur.
- v. 4000–3000 av. J.-C.Début du Néolithique à Taïwan, selon Peter Bellwood[10].
- 2500–1500 av. J.-C.Ensembles archéologiques apparentés aux Philippines[10].
- 1600–1000 av. J.-C.Expansion Lapita, vers les îles inhabitées au nord et à l’est des Salomon[10].
- v. 1500 av. J.-C.Les agriculteurs venus de Taïwan ont atteint les confins de la Mélanésie[10].
- Il y a 1 400 à 1 000 ansMigration des ancêtres des Malgaches vers Madagascar, selon une étude de 2016[12].
- v. 1025–1120Peuplement des îles de la Société, selon une étude de 2011[13].
- v. 1190–1290Peuplement du reste de la Polynésie orientale, dont Hawaï, Rapa Nui et la Nouvelle-Zélande[13].
Toutes ces dates sont des estimations, discutées par les spécialistes.
Le malgache, une langue de Bornéo au large de l’Afrique
La parenté avec le maanyan
Madagascar est l’extrémité occidentale de la famille. Sa langue est austronésienne, alors que l’île est proche de l’Afrique. En 1951, Otto Christian Dahl a montré que le malgache appartient au sous-groupe barito du Sud-Est. Ce groupe réunit des langues du sud-est de Bornéo : le maanyan, le samihim, le dusun malang, le dusun witu, le dusun deyah et le paku[14]. Glottolog classe toujours le malgache des plateaux dans ce sous-groupe ; il le décrit comme non menacé et comme langue nationale[15].
Le malgache porte aussi la trace d’autres langues. Le linguiste K. Alexander Adelaar y a relevé de nombreux emprunts au malais et quelques emprunts au javanais. Les mots d’origine sanskrite du malgache sont passés par ces deux langues. La migration vers Madagascar est donc postérieure à l’influence de ces deux langues sur les locuteurs barito[14].
Une date discutée
Dahl plaçait la migration au Ve siècle de notre ère ou peu après. Adelaar la juge probablement plus tardive d’au moins deux siècles[14]. Il propose aussi une hypothèse sur l’identité des migrants. Selon lui, des locuteurs de langues barito auraient été amenés à Madagascar comme subordonnés, esclaves, équipages ou travailleurs, par des navigateurs malais[14]. C’est une hypothèse, non un fait établi.
Ce que dit la génétique
La génétique confirme que Madagascar a été peuplé à la fois par des Africains et par des Indonésiens[16]. Une étude de 2012, due à Cox et ses collègues, propose un modèle statistique de cette fondation. Selon ce modèle, l’île aurait été peuplée il y a environ 1 200 ans par un très petit groupe d’une trentaine de femmes, dont environ 93 % d’ascendance indonésienne. Les auteurs envisagent une traversée de l’océan peut-être même non planifiée[16].
Une étude de 2016, due à Kusuma et ses collègues, parmi lesquels Adelaar, ajoute une nuance importante[12]. La langue rattache Madagascar aux Maanyan du sud de Bornéo. Mais les Malgaches n’ont pas de lien génétique net avec les Maanyan. Leurs liens génétiques vont à divers groupes d’Asie du Sud-Est insulaire, surtout du sud de Bornéo. Les auteurs proposent une piste : les Banjar, un mélange d’habitants du sud de Bornéo sous l’influence culturelle du royaume malais de Sriwijaya. Selon eux, les ancêtres des Malgaches parlaient probablement déjà, avant leur départ, une langue distincte du maanyan[12].
Jusqu’aux confins du Pacifique
À l’autre extrémité de la famille se trouve la Polynésie orientale. Ses quinze archipels, dont la Nouvelle-Zélande, Hawaï et Rapa Nui (l’île de Pâques), furent les derniers lieux habitables de la planète peuplés par l’homme préhistorique[13].
Une étude publiée en 2011 par Wilmshurst et ses collègues a réexaminé 1 434 datations au radiocarbone. Elle propose une chronologie courte en deux temps. Les îles de la Société auraient été peuplées vers 1025-1120 de notre ère, quatre siècles plus tard qu’on ne le pensait. Puis, 70 à 265 ans plus tard, une seule grande vague aurait atteint toutes les autres îles, vers 1190-1290[13]. Cette chronologie a été contestée dès 2011 par d’autres archéologues, Mulrooney et ses collègues, auxquels les auteurs ont répondu : elle reste l’estimation d’une étude influente.
La langue de l’île de Pâques montre jusqu’où s’étend l’arbre. Glottolog classe le rapanui dans la chaîne suivante : austronésien, malayo-polynésien, malayo-polynésien oriental, océanien, polynésien, polynésien oriental[17]. Le malgache et le rapanui, séparés par plus de la moitié du globe, descendent ainsi d’une même langue parlée à Taïwan.
Les langues austronésiennes de la France d’outre-mer
La France compte plusieurs dizaines de langues austronésiennes dans ses territoires du Pacifique. La Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF) les inscrit parmi les langues de France[18].
En Polynésie française, la DGLFLF distingue les langues par archipel : le tahitien (îles de la Société), le marquisien (Marquises), la langue des Tuamotu, le mangarévien (Gambier), les langues des Australes (Ra’ivavae, Rimatara, Rurutu, Tupua’i) et la langue de Rapa[18]. La loi organique du 27 février 2004 sur l’autonomie de la Polynésie française donne un statut à plusieurs d’entre elles. Son article 57 fait du français la langue officielle. Il fait du tahitien un « élément fondamental de l’identité culturelle ». Il dispose que « le français, le tahitien, le marquisien, le paumotu et le mangarevien sont les langues de la Polynésie française ». Le tahitien est enseigné dans l’horaire normal des écoles maternelles et primaires, ainsi que dans le secondaire et le supérieur[19].
À Wallis-et-Futuna, on parle le wallisien et le futunien[18].
En Nouvelle-Calédonie, les langues kanak sont elles aussi austronésiennes. Selon Yann Bévant, on compte aujourd’hui 28 langues kanak, 11 dialectes et un créole, le tayo de la tribu de Saint-Louis[20]. La DGLFLF en liste une trentaine pour la Grande Terre, de l’ajië au yuanga-zuanga, et quatre pour les îles Loyauté : le drehu, le fagauvea, le iaai et le nengone[18]. Une Académie des langues kanak a été créée par une délibération du Congrès du 17 janvier 2007[20].
Conclusion
La famille austronésienne est un cas d’école. La méthode comparative y retrouve, à travers plus d’un millier de langues, des mots communs comme *lima « cinq ». La classification place les branches les plus anciennes à Taïwan. L’archéologie et les arbres de langues retracent une expansion maritime de plusieurs millénaires. Le malgache rappelle enfin qu’une langue peut voyager sans que ses locuteurs aient l’ascendance qu’elle laisserait supposer. Beaucoup de dates et de regroupements restent discutés ; le cadre général, lui, est solide.
Bibliographie
- Adelaar, K. Alexander, « Borneo as a Cross-Roads for Comparative Austronesian Linguistics », dans Bellwood, Fox et Tryon (dir.), The Austronesians, 1995, rééd. ANU Press, 2006.
- Bellwood, Peter, « Austronesian Prehistory in Southeast Asia: Homeland, Expansion and Transformation », dans The Austronesians, 1995, rééd. 2006.
- Bellwood, Peter, Fox, James J., et Tryon, Darrell, « The Austronesians in History: Common Origins and Diverse Transformations », dans The Austronesians, 1995, rééd. 2006.
- Bellwood, Peter, Fox, James J., et Tryon, Darrell (dir.), The Austronesians: Historical and Comparative Perspectives, Canberra, ANU, 1995 ; rééd. en libre accès, ANU Press, 2006.
- Bévant, Yann, « La création du CAPES de langues kanak et les problématiques qu’elle pose sur la gestion des langues dites régionales », Lengas, n° 95, 2024.
- Blust, Robert, et Trussel, Austronesian Comparative Dictionary : ensembles en S et en m (miroir de l’université d’Hawaï) ; *lima, *duSa et *maCa (ACD Online, CLLD).
- Cox, Nelson, Tumonggor, Ricaut et Sudoyo, « A small cohort of Island Southeast Asian women founded Madagascar », Proceedings of the Royal Society B, 279 (1739), 2012.
- Glottolog 5.3, « Austronesian » et carte des sous-groupes ; « Plateau Malagasy » ; « Rapanui ».
- Gray, Drummond et Greenhill, « Language phylogenies reveal expansion pulses and pauses in Pacific settlement », Science, 2009.
- Hsieh, Tseng, Lian et Wang, « Self-supervised learning for Formosan speech representation and linguistic phylogeny », Frontiers in Language Sciences, 2024.
- Kusuma, Brucato, Cox, Pierron, Razafindrazaka, Adelaar, Sudoyo, Letellier et Ricaut, « Contrasting Linguistic and Genetic Origins of the Asian Source Populations of Malagasy », Scientific Reports, 2016.
- Loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 portant statut d’autonomie de la Polynésie française, art. 57, reproduction par l’Université Laval (CEFAN).
- Ministère de la Culture, DGLFLF, « Langues régionales ».
- Rivierre, Jean-Claude, « Océanie — Les langues : interprétations et perspectives », Encyclopædia Universalis.
- Tryon, Darrell, « Proto-Austronesian and the Major Austronesian Subgroups », dans The Austronesians, 1995, rééd. 2006.
- Wilmshurst, Hunt, Lipo et Anderson, « High-precision radiocarbon dating shows recent and rapid initial human colonization of East Polynesia », PNAS, vol. 108, n° 5, 2011.
Notes et références
- Peter Bellwood, James J. Fox et Darrell Tryon, « The Austronesians in History: Common Origins and Diverse Transformations », chap. 1 de The Austronesians: Historical and Comparative Perspectives, ANU, 1995 ; rééd. ANU Press, 2006. ↑
- D’après Wikipédia (en anglais), qui donne 1 257 langues, et qui attribue 1 276 langues à Glottolog 5.3 et 1 256 à Ethnologue (27e éd.). Ces totaux n’ont pas été relus dans Glottolog ni dans Ethnologue. ↑
- Présentation de The Austronesians: Historical and Comparative Perspectives, ANU Press (estimation de l’ouvrage, 1995, rééd. 2006). ↑
- Glottolog 5.3, « Austronesian », commentaires sur l’appartenance à la famille, qui renvoient à Ross et Næss (2007), Næss et Boerger (2008) et François (2009). ↑
- Jean-Claude Rivierre, « Océanie — Les langues : interprétations et perspectives », Encyclopædia Universalis. ↑
- Blust et Trussel, Austronesian Comparative Dictionary, ensembles *Sapuy et *maCa (miroir de l’université d’Hawaï), *lima, *duSa et *maCa (édition en ligne CLLD). ↑
- Darrell Tryon, « Proto-Austronesian and the Major Austronesian Subgroups », chap. 2 de The Austronesians, 1995, section « Current Subgrouping Hypotheses ». ↑
- Hsieh, Tseng, Lian et Wang, « Self-supervised learning for Formosan speech representation and linguistic phylogeny », Frontiers in Language Sciences, 2024, qui résument la classification de Blust (1999) et les propositions ultérieures. ↑
- Glottolog 5.3, « Austronesian », carte et légende des sous-groupes de premier rang. Les noms français sont des traductions. ↑
- Peter Bellwood, « Austronesian Prehistory in Southeast Asia: Homeland, Expansion and Transformation », chap. 5 de The Austronesians, 1995. ↑
- Gray, Drummond et Greenhill, « Language phylogenies reveal expansion pulses and pauses in Pacific settlement », Science, 2009 (résumé). ↑
- Kusuma, Brucato, Cox, Pierron, Razafindrazaka, Adelaar, Sudoyo, Letellier et Ricaut, « Contrasting Linguistic and Genetic Origins of the Asian Source Populations of Malagasy », Scientific Reports, 2016. ↑
- Wilmshurst, Hunt, Lipo et Anderson, « High-precision radiocarbon dating shows recent and rapid initial human colonization of East Polynesia », PNAS, vol. 108, n° 5, 2011 ; voir aussi leur « Reply to Mulrooney et al. », PNAS, vol. 108, n° 23, 2011. ↑
- K. Alexander Adelaar, « Borneo as a Cross-Roads for Comparative Austronesian Linguistics », chap. 4 de The Austronesians, 1995, section sur le barito oriental et Madagascar. ↑
- Glottolog 5.3, « Plateau Malagasy » (plat1254). ↑
- Cox, Nelson, Tumonggor, Ricaut et Sudoyo, « A small cohort of Island Southeast Asian women founded Madagascar », Proceedings of the Royal Society B, 279 (1739), 2012. ↑
- Glottolog 5.3, « Rapanui » (rapa1244). Seuls les principaux nœuds de la classification sont repris. ↑
- Ministère de la Culture, DGLFLF, « Langues régionales » (liste des langues de France). ↑
- Loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 portant statut d’autonomie de la Polynésie française, art. 57, reproduite par l’Université Laval (CEFAN). ↑
- Yann Bévant, « La création du CAPES de langues kanak et les problématiques qu’elle pose sur la gestion des langues dites régionales », Lengas, n° 95, 2024. ↑
