Introduction
Une langue sifflée n’est pas une langue à part. C’est une manière de dire, en sifflant, une langue qui se parle par ailleurs. Le siffleur ne choisit pas dans une liste de signaux convenus. Il prononce de vraies phrases, avec leurs mots et leur grammaire. Seul le canal change : le souffle sifflé remplace la voix.
Les linguistes Julien Meyer et David Díaz Reyes résument ce principe ainsi : on parle « au moyen de ces sifflements, afin de communiquer à de grandes distances »[1]. Le résultat est, selon eux, « une mélodie qui imite la parole modale »[1], c’est-à-dire la voix ordinaire, produite par la vibration des cordes vocales.
On trouve ces pratiques sur plusieurs continents : aux Canaries, au nord-est de la Turquie, au Mexique, en Amazonie, et jadis dans les Pyrénées. Les sources les relient au besoin de se parler de loin, souvent dans des régions de montagne. Selon Meyer, elles ne survivent plus que dans certains des villages les plus isolés de la planète[2].
Cet article explique d’abord comment on siffle une langue, puis pourquoi le sifflement porte si loin. Il propose ensuite un tour du monde des langues sifflées documentées, s’arrête sur deux cas bien décrits, La Gomera et la mer Noire, et termine par ce que le sifflement fait au cerveau et par les efforts de transmission.
Siffler une langue : deux stratégies
Pour siffler une langue, on joue sur la hauteur du sifflement, c’est-à-dire sur sa fréquence. La fréquence d’un son est le nombre de vibrations par seconde ; elle se mesure en hertz (Hz). Un son aigu a une fréquence élevée, un son grave une fréquence basse. Siffler une langue, c’est donc faire tenir toute la parole dans une ligne mélodique qui monte et qui descend.
Meyer et Díaz Reyes distinguent deux façons de le faire, selon le type de langue parlée[1].
Dans les langues non tonales : imiter le timbre des voyelles
En espagnol ou en turc, la hauteur de la voix ne suffit pas à distinguer deux mots. Ce qui distingue pala de pila, c’est le timbre de la voyelle, la « couleur » du son. Ce timbre dépend des formants. Un formant est une zone de fréquences renforcée par la forme que prennent la bouche et la gorge au moment où l’on prononce un son. Chaque voyelle, notée par exemple [a] ou [i] dans l’alphabet phonétique international, a sa propre combinaison de formants.
Dans ces langues, expliquent Meyer et Díaz Reyes, les siffleurs « se rapprochent de l’articulation de l’appareil vocal »[1]. Leur bouche garde à peu près la position de la parole. Le timbre de chaque voyelle se traduit alors en une hauteur de sifflement.
Cette transposition simplifie. Selon le dossier de candidature du silbo gomero à l’UNESCO, deux sifflements distincts y remplacent les cinq voyelles de l’espagnol, et quatre sifflements servent pour les consonnes[3]. Le sifflement distingue donc moins de sons que la parole.
Dans les langues tonales : siffler la mélodie des tons
Une langue tonale est une langue où la hauteur de la voix sur une syllabe, appelée ton, suffit à distinguer deux mots. Dans ces langues, la mélodie de la parole porte déjà une partie du sens.
Le siffleur reproduit donc d’abord cette mélodie. Selon Meyer et Díaz Reyes, il siffle « principalement les tons lexicaux », en transposant la fréquence fondamentale[1]. La fréquence fondamentale est la fréquence de vibration des cordes vocales : c’est elle que l’oreille perçoit comme la hauteur de la voix. Le mazatèque, langue du Mexique que Glottolog classe dans la famille otomangue[4], est un exemple de ce type. Un travail de Julien Meyer et Juan N. Casimiro paru en 2008 compare la manière de siffler le mazatèque, langue tonale, et l’espagnol, langue non tonale[5]. Meyer et Díaz Reyes citent, de leur côté, le mixtèque et le chinantèque du Mexique parmi les langues tonales sifflées[1].
| Langues non tonales | Langues tonales | |
|---|---|---|
| Exemples documentés | espagnol (La Gomera), turc | mazatèque (Mexique) |
| Ce que le sifflement reproduit | le timbre des voyelles (formants), traduit en hauteur | surtout les tons lexicaux |
| Ce qui guide le siffleur | l’articulation de la bouche, proche de la parole | la fréquence fondamentale de la voix |
Sources : Meyer et Díaz Reyes 2017 ; Meyer et Casimiro 2008 (pour le mazatèque).
Pourquoi siffler : la distance et le relief
Le sifflement a un avantage décisif : il porte. « Le sifflement va beaucoup plus loin qu’un cri », écrivent Meyer et Díaz Reyes[1]. Il occupe une bande de fréquences assez étroite, d’environ 1 000 à 4 000 Hz[1]. Dans sa thèse de 2005, Meyer décrit le sifflement comme un moyen de prolonger la stratégie acoustique qui permet de surmonter le bruit[6].
Les distances relevées varient selon les lieux et les sources. Aux Canaries, Meyer et Díaz Reyes signalent une portée d’environ 8 kilomètres, en conditions favorables de montagne[1]. Il s’agit d’un maximum, pas d’une portée ordinaire.
Le relief est aussi invoqué. Le ministère turc de la Culture rattache ainsi la langue sifflée de la mer Noire au caractère montagneux de la région, qui rendait nécessaire une communication à distance[7].
Un tour du monde des langues sifflées
Selon Meyer et Díaz Reyes, « plus de soixante-dix langues » possèdent une forme sifflée, et une quarantaine ont été étudiées ou enregistrées[1]. C’est peu au regard du nombre total de langues parlées dans le monde (voir combien de langues compte le monde). D’autres estimations circulent ; nous retenons celle-ci parce qu’elle est publiée et sourcée.
Le tableau suivant ne recense pas toutes ces langues. Il reprend celles dont parlent les sources consultées pour cet article.
| Langue parlée | Région | Ce que disent les sources |
|---|---|---|
| Espagnol (silbo gomero) | La Gomera, Canaries | pratique vivante, enseignée à l’école depuis 1999[3] |
| Espagnol | El Hierro, Tenerife, Grande Canarie | sifflement vivant à El Hierro jusqu’aux années 1960, attesté à Tenerife et à la Grande Canarie jusqu’aux années 1940[1] |
| Espagnol | Andalousie (Topares, Puebla de Don Fadrique) | pratique associée aux bergers et à un sifflet d’argile, le pito[1] |
| Espagnol | Tlaxcala, Mexique | espagnol sifflé signalé[1] |
| Turc | Giresun, Ordu, Gümüşhane (mer Noire orientale) | près de 10 000 personnes le parlent ou le comprennent, selon l’État turc[7] |
| Langues des Zapotèques et des Mixes | Mexique | pratique appelée chiflo[1] |
| Mazatèque | Mexique | langue tonale, sifflement des tons[5] |
| Tachelhit (langue berbère) | — | étudié par Julien Meyer[5] |
| Wayãpi, gavião | Amazonie | étudiés par Julien Meyer[5] |
| Occitan (béarnais) | Aas, vallée d’Ossau, Pyrénées | usage pastoral éteint à la fin du XXe siècle, selon des sources secondaires[8] |
Ces langues n’appartiennent pas à une même famille. Le mazatèque est une langue otomangue, le tachelhit une langue berbère, l’espagnol une langue romane. Le sifflement n’est donc pas le trait d’une famille de langues : c’est une manière de parler qui apparaît dans des langues très différentes.
La Gomera : le silbo, de la montagne à l’école
À La Gomera, une île des Canaries, on siffle l’espagnol parlé par les insulaires[3]. Le sifflement est plus ancien que l’espagnol aux Canaries. Selon Meyer et Díaz Reyes, un témoignage de 1402, celui de deux religieux franciscains qui accompagnaient l’expédition de Jean de Bethencourt, fournit une possible première trace d’une forme sifflée d’une langue des Canaries d’avant la conquête[1]. À l’arrivée des Castillans, les habitants autochtones de La Gomera, d’El Hierro, de Tenerife et de la Grande Canarie sifflaient leur langue, ou leurs langues, d’origine berbère[1]. Le silbo actuel, lui, siffle l’espagnol. Il s’est transmis pendant des siècles « de maître à élève », selon la fiche de l’UNESCO[3].
Le silbo gomero a été inscrit en 2009 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité[3]. Le patrimoine culturel immatériel désigne, pour l’UNESCO, les pratiques, savoirs et expressions vivantes qu’une communauté se transmet, par opposition aux monuments. Reprenant la formulation du dossier de candidature, la fiche présente le silbo comme la seule langue sifflée au monde « pleinement développée et pratiquée par une large communauté »[3]. Elle justifie aussi l’inscription par la volonté d’éviter qu’il ne disparaisse comme les autres langues sifflées des Canaries[3].
La même fiche affirme que le silbo est pratiqué par une large communauté de plus de 22 000 habitants, compris par presque tous les insulaires et pratiqué par la grande majorité[3]. Il faut lire ces chiffres avec prudence. Ils viennent du dossier de candidature présenté par l’Espagne. La fiche parle d’« habitants » : le chiffre désigne la population concernée, non un nombre de siffleurs mesuré.
Le cas du silbo montre qu’une pratique liée aux bergers peut changer de lieu de transmission. Elle passe de la montagne à la salle de classe. Meyer et Díaz Reyes soulignent d’ailleurs que La Gomera dispose d’un enseignement public organisé[1].
La mer Noire : le turc sifflé
Au nord-est de la Turquie, le turc se siffle aussi. Selon le ministère turc de la Culture, la pratique se rencontre surtout dans la province de Giresun, en particulier dans le district de Çanakçı, ainsi que dans celles d’Ordu et de Gümüşhane[7]. Le ministère la définit comme un moyen de communication qui utilise des sifflements pour simuler et articuler des mots[7].
Près de 10 000 personnes de la région seraient capables de la parler ou de la comprendre[7]. Là encore, le chiffre vient de l’État qui a porté la candidature. Il mêle en outre les siffleurs actifs et ceux qui comprennent seulement.
En décembre 2017, cette langue sifflée a été inscrite sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente[7] [15]. Cette liste est distincte de la Liste représentative où figure le silbo : elle signale une pratique jugée menacée. La transmission repose désormais, selon le ministère, sur des centres d’éducation populaire, des municipalités et une association locale[7].
Le turc sifflé intéresse aussi les phonéticiens. Meyer lui a consacré en 2007 une analyse statistique de la répartition des voyelles et des modulations consonantiques[5].
Le cerveau des siffleurs
La latéralisation cérébrale désigne la répartition des fonctions entre les deux hémisphères du cerveau. Les siffleurs de la mer Noire ont permis de l’étudier.
En 2015, Onur Güntürkün, Monika Güntürkün et Christian Hahn ont publié dans la revue Current Biology une étude menée auprès de siffleurs natifs du nord-est montagneux de la Turquie. Selon la présentation qu’en fait leur laboratoire de l’université de la Ruhr à Bochum, ils ont comparé la compréhension de syllabes parlées et de syllabes sifflées[11].
Le résultat, toujours selon cette présentation, est que la compréhension du turc sifflé repose sur des contributions symétriques des deux hémisphères[11]. Elle s’accompagne d’une baisse de l’encodage dans l’hémisphère gauche et d’une hausse relative dans l’hémisphère droit[11]. Autrement dit, la même langue ne mobilise pas le cerveau de la même façon selon qu’elle est parlée ou sifflée.
Une précaution s’impose. L’article original n’a pas pu être consulté pour cette encyclopédie. Nous en rapportons seulement ce qu’en dit le laboratoire des auteurs, sans détail sur le protocole ni sur le nombre de participants.
Des pratiques menacées, des transmissions réinventées
Les langues sifflées « perdent de leur vitalité sur presque toute la planète », constatent Meyer et Díaz Reyes, à cause des moyens modernes de communication[1].
Le village d’Aas, dans la vallée d’Ossau (Pyrénées-Atlantiques), illustre ce déclin. Ce cas n’est documenté ici que par des sources secondaires : l’encyclopédie en ligne Wikipédia et l’office de tourisme du département. Selon ces sources, les bergers y sifflaient le parler local pour communiquer entre les estives et le village[8] [12]. Wikipédia situe la fin de l’usage spontané vers la fin du XXe siècle[8]. Une association tente aujourd’hui de le faire revivre, en lien avec l’enseignement de l’occitan[8]. Le parler sifflé d’Aas avait été étudié par R. G. Busnel, A. Moles et B. Vallancien, dans une communication présentée en 1961 au Congrès international des sciences phonétiques d’Helsinki[13].
Busnel a poursuivi ces recherches. En 1976, il publie avec A. Classe Whistled languages, chez Springer, ouvrage recensé deux ans plus tard dans le Journal of Linguistics[14]. En 2005, Julien Meyer consacre sa thèse aux langues sifflées : il présente les langues sifflées comme un patrimoine oral précieux et peu étudié[6]. Il a aussi publié sur leur revitalisation et sur la place des bergers dans ces pratiques[5].
Les langues sifflées montrent qu’une même langue peut passer par un autre canal que la voix. La comparaison avec la langue des signes française a toutefois ses limites. La langue des signes est une langue à part entière, avec son propre lexique et sa propre grammaire. Une langue sifflée, elle, reste la transposition d’une langue parlée.
Bibliographie
- Meyer, Julien, et Díaz Reyes, David, « Geolingüística de los lenguajes silbados del mundo, con un enfoque en el español silbado », Géolinguistique, 17, 2017, p. 99-124. Consulté le 2026-10-08.
- Meyer, Julien, « Environmental and Linguistic Typology of Whistled Languages », Annual Review of Linguistics, 2021 (DOI 10.1146/annurev-linguistics-011619-030444) ; résumé lu sur HAL.
- Meyer, Julien, Description typologique et intelligibilité des langues sifflées, approche linguistique et bioacoustique, thèse, 2005 (HAL tel-05248970) ; résumé lu sur HAL.
- HAL, liste des publications de Julien Meyer sur la parole sifflée. Consultée le 2026-10-08.
- UNESCO, Patrimoine culturel immatériel, « Whistled language of the island of La Gomera (Canary Islands), the Silbo Gomero ». Consulté le 2026-10-08.
- Ministère turc de la Culture et du Tourisme, « Whistled Language ». Consulté le 2026-10-08.
- Ruhr-Universität Bochum, Biopsychologie, présentation de l’étude de Güntürkün, Güntürkün et Hahn, Current Biology, 2015 (article original non consulté).
- Gobierno de Canarias, Juriscan, « Decreto 24/2026, de 9 de marzo », Boletín Oficial de Canarias, n° 52, 17 mars 2026.
- INAP, La Administración al Día, « Regulación de la enseñanza del lenguaje silbado de la isla de La Gomera ».
- Glottolog, « Mazatec A ».
- Roach, P. J., compte rendu de R. G. Busnel et A. Classe, Whistled languages, Berlin, Springer, 1976, dans Journal of Linguistics, 14 (1), 1978, p. 97-102 (notice seule).
- Busnel, R.-G., Moles, A., et Vallancien, B., « Sur l’aspect phonétique d’une langue sifflée des Pyrénées françaises », 4e Congrès international des sciences phonétiques, Helsinki, 1961, p. 533-546 ; référence vérifiée dans l’index officiel des actes (texte non lu).
- UNESCO, Patrimoine culturel immatériel, « Le langage sifflé » (Türkiye), fiche 00658. Consultée le 2026-10-09.
- Wikipedia (en anglais), « Whistled language of Aas » (source secondaire).
- Office de tourisme des Pyrénées-Atlantiques, « Village des siffleurs d’Aas » (source touristique).
Notes et références
- J. Meyer et D. Díaz Reyes, « Geolingüística de los lenguajes silbados del mundo », Géolinguistique, 17, 2017 : définition (« hablar por medio de estos silbidos con el fin de comunicarse a largas distancias » ; « una melodía que imita el habla modal ») ; « más de setenta idiomas », « cerca de cuarenta » étudiés ou enregistrés ; articulation dans les langues non tonales, « principalmente los tonos léxicos » dans les langues tonales ; bande de 1 000 à 4 000 Hz ; portée « cerca de 8 kilómetros » aux Canaries ; autres îles canariennes, Mexique (dont le mixtèque et le chinantèque comme exemples de langues tonales), Andalousie ; possible première trace, en 1402, d’une forme sifflée d’une langue préhispanique des Canaries (« Una posible primera prueba »), et usage sifflé des langues autochtones d’origine berbère à La Gomera, El Hierro, Tenerife et Grande Canarie au moment de la conquête ; déclin dû aux « sistemas modernos de comunicación ». Les citations sont traduites par nous. ↑
- J. Meyer, « Environmental and Linguistic Typology of Whistled Languages », Annual Review of Linguistics, 2021, résumé : « survive only in some of the most remote villages on the planet ». ↑
- UNESCO, fiche du silbo gomero : inscription en 2009 (4.COM) sur la Liste représentative ; « two distinct whistles replace the five Spanish vowels, and there are four whistles for consonants » ; « Handed down over centuries from master to pupil » ; « Taught in schools since 1999 » ; « more than 22,000 inhabitants » ; « the only whistled language in the world that is fully developed and practised by a large community ». Les chiffres sont ceux du dossier de candidature de l’État espagnol. ↑
- Glottolog, « Mazatec A » (maza1307) : Otomanguean > Eastern Otomanguean > Popoloca-Zapotecan > Popolocan-Mazatecan > Mazatecan. ↑
- HAL, publications de Julien Meyer : J. Meyer et J. N. Casimiro, « Exploiting the didactic aspect of whistled speech in Gomero Spanish and Mazatec: interactions between phonetic research and education », 2008 (halshs-00388173), dont le résumé évoque « strategies of emulation into whistles of tonal Mazatec and non tonal Spanish » ; « Whistled Turkish: statistical analysis of vowel distribution and consonant modulations », 2007 ; travaux sur le tachelhit sifflé et sur les Wayãpi et les Gavião ; « Les bergers et la parole sifflée », Pastum, 2018 ; « Revitalization of Whistled Languages », Routledge Handbook of Language Revitalization, 2018. ↑
- J. Meyer, Description typologique et intelligibilité des langues sifflées, thèse, 2005, résumé HAL : « a little studied valuable oral patrimony » ; le sifflement « enables to prolong the acoustic strategy of overcoming noise ». ↑
- Ministère turc de la Culture et du Tourisme, « Whistled Language » : Giresun (district de Çanakçı), Ordu, Gümüşhane ; « Nearly 10,000 people [...] are able to speak and/or understand whistled language » ; inscription sur la liste de sauvegarde urgente ; relief montagneux ; centres d’éducation populaire, municipalités, « Bird Language Sustenance Culture and Tourism Association ». Le mois de décembre 2017 est donné par cette page. ↑
- Wikipedia (en anglais), « Whistled language of Aas » : communication « between the pastures and the village » ; fin de l’usage naturel « toward the end of the 20th century » ; association « Lo siular d’Aas », cours à l’université de Pau, classes bilingues français-occitan au collège de Laruns. Source secondaire, citée faute de mieux. ↑
- INAP, La Administración al Día, « Regulación de la enseñanza del lenguaje silbado de la isla de La Gomera » : ordre du 5 juillet 1999, qui introduit le silbo dans le système éducatif ; dispositions du décret 24/2026 : enseignement « preceptiva » dans les établissements de La Gomera, « facultativa » dans ceux des autres îles, « concreción curricular del área de Lengua Castellana y Literatura ». ↑
- Juriscan, Decreto 24/2026, de 9 de marzo, Boletín Oficial de Canarias n° 52 du 17 mars 2026, qui abroge l’ordre du 19 décembre 2018. ↑
- Ruhr-Universität Bochum, Biopsychologie, présentation de l’étude O. Güntürkün, M. Güntürkün et C. Hahn, Current Biology, 2015 : « tested the comprehension of vocally vs. whistled syllables in native whistle-speaking people of mountainous Northeast Turkey » ; « whistled language comprehension relies on symmetric hemispheric contributions, associated with a decrease of left and a relative increase of right hemispheric encoding mechanisms ». L’article lui-même n’a pas été consulté. ↑
- Office de tourisme des Pyrénées-Atlantiques, « Village des siffleurs d’Aas » : tradition née chez les bergers du cirque de Gourette. Source touristique. ↑
- R.-G. Busnel, A. Moles et B. Vallancien, « Sur l’aspect phonétique d’une langue sifflée des Pyrénées françaises », 4e Congrès international des sciences phonétiques, Helsinki, 1961, actes p. 533-546, d’après l’index officiel des actes. Le texte lui-même n’a pas pu être lu. ↑
- P. J. Roach, compte rendu de R. G. Busnel et A. Classe, Whistled languages (Communication and Cybernetics 13), Springer, 1976, Journal of Linguistics, 14 (1), 1978, p. 97-102. ↑
- UNESCO, fiche 00658 « Le langage sifflé » (Türkiye) : inscription « 2017 (12.COM) » sur la Liste de sauvegarde urgente ; « un mode de communication articulé permettant de dire des mots en sifflant ». ↑
