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Langues régionales et francophonie

L’alsacien, entre français et allemand

Parlé en Alsace, l’alsacien est germanique ; l’école y a changé de langue au gré des frontières. Histoire, statut, nombre de dialectophones et diglossie.

En bref
Des parlers germaniques L’alsacien réunit des dialectes alémaniques et franciques, proches de ceux du pays de Bade, de la Suisse alémanique et du Luxembourg ; leur forme écrite de référence est l’allemand standard.
Une langue d’école qui suit les frontières De 1648 à 1944, l’Alsace passe cinq fois d’un pays à l’autre, dont un rattachement de fait à l’Allemagne nazie de 1940 à 1944 ; l’école passe du français à l’allemand puis inversement, jusqu’à la francisation brutale de l’après-guerre.
Une transmission en recul En 2022, 46 % des personnes interrogées disent bien parler l’alsacien, mais seulement 9 % des 18-24 ans ; les chiffres des différentes enquêtes ne sont pas directement comparables.

Introduction

L’alsacien est-il une langue ou un dialecte de l’allemand ? Il n’y a pas de réponse purement linguistique. Sous ce nom, on désigne un ensemble de parlers germaniques, alémaniques au centre et au sud, franciques au nord, implantés en Alsace depuis le Ve siècle[7]. Ces parlers sont proches de ceux de la Suisse alémanique et du pays de Bade. Leur forme écrite de référence est l’allemand standard. Selon le point de vue adopté, on les classe comme dialectes de l’allemand, comme une langue alémanique commune à plusieurs pays, ou comme la langue régionale de l’Alsace.

Cet article présente d’abord ces parlers et le débat sur leur statut. Il retrace ensuite une histoire où la langue de l’école change avec les frontières. Il examine les chiffres de locuteurs, souvent cités sans précaution. Il propose enfin une lecture par la diglossie, puis fait le point sur l’écriture, l’enseignement et quelques mots passés en français.

Un ensemble de parlers germaniques

Alémanique et francique

Glottolog, la base de classification des langues de l’Institut Max-Planck, range la variété d’Alsace sous le nom d’« Alsace Low Alemannic » (glottocode alsa1241), avec « Alsatian » comme nom alternatif[1]. Elle appartient à la branche germanique occidentale de la famille indo-européenne. À l’intérieur, elle relève du haut-allemand, puis de l’alémanique, puis du bas-alémanique.

L’alémanique n’est pas propre à l’Alsace. L’OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace et de Moselle), organisme régional engagé en faveur de la langue, situe son aire en Alsace, au pays de Bade, en Suisse alémanique, au Liechtenstein et en Autriche, dans le Vorarlberg[6]. Le francique, lui, est un autre groupe de parlers germaniques. Il occupe, selon une notice de l’INA, « 15 % de la partie nord du Bas-Rhin » et 60 % du département de la Moselle[17]. On le parle aussi en Sarre, en Rhénanie-Palatinat, au Luxembourg et dans la partie germanophone de la Belgique[17].

Une émission régionale de 2002, archivée par l’INA, fait entendre quatre grandes variétés : le « francique rhénan, francique rhénan méridional, bas alémanique et haut alémanique »[15]. L’alsacien n’est donc pas un parler unique, mais une famille de parlers voisins.

Une origine au Ve siècle

Selon l’OLCA, ces parlers remontent à l’installation, au Ve siècle, des Alamans et des Francs, « peuples germaniques venus du Nord »[7]. Cette installation entraîne, toujours selon l’OLCA, « la disparition de la langue gallo-romaine sauf pour quelques toponymes ou hydronymes », c’est-à-dire quelques noms de lieux et de cours d’eau[7].

Plus tard se forme une langue écrite commune à l’espace germanophone, le Hochdeutsch (« haut allemand », l’allemand littéraire). L’OLCA la décrit comme créée « sous l’impulsion des chancelleries, des imprimeurs et de Luther »[7]. C’est à cette langue écrite que renvoie aujourd’hui la définition officielle de la langue régionale d’Alsace, présentée plus bas.

Langue ou dialecte ? Trois regards

La question « langue ou dialecte ? » revient pour l’alsacien comme pour le picard. Elle n’a pas de réponse unique, car la frontière entre les deux tient au statut social autant qu’à la linguistique (voir Combien de langues parle-t-on dans le monde ?). Trois points de vue coexistent.

Le point de vue scolaire et régional. En 1985, le recteur Pierre Deyon donne une définition reprise depuis par l’OLCA : « Il n’existe en effet qu’une seule définition scientifiquement correcte de la langue régionale en Alsace, ce sont les dialectes alsaciens dont l’expression écrite est l’allemand »[6]. L’OLCA décrit ces dialectes comme « des langues parlées non codifiées », c’est-à-dire sans norme écrite fixée, dont la forme standard est « l’allemand standard »[6]. L’académie de Strasbourg va dans le même sens. Elle définit l’allemand comme « langue régionale, langue de référence et langue écrite des dialectes alémaniques et franciques parlés en Alsace »[3].

Le point de vue de la classification. Glottolog ne range pas l’alsacien sous « l’allemand ». Il le rattache à une langue alémanique (swis1247) qui porte le code ISO 639-3 gsw, le code international partagé par le suisse alémanique, l’alsacien et les parlers voisins[2]. Cette langue est répartie entre l’Autriche, la Suisse, l’Allemagne, la France, l’Italie et le Liechtenstein[2]. Glottolog reprend aussi le classement de l’Atlas des langues en danger de l’UNESCO (Moseley, 2010) : l’alémanique y est jugé « vulnérable »[2].

Le point de vue du statut. Le luxembourgeois montre qu’un parler du même ensemble peut changer de rang. C’est, selon l’INA, « la forme du francique édifiée comme langue nationale au Grand-Duché »[17]. Depuis 1984, une loi lui donne ce statut de langue nationale, aux côtés de l’allemand et du français[17]. Une forme du francique, groupe de parlers présent aussi dans le nord de l’Alsace, est donc devenue langue nationale par décision politique.

Ces trois regards ne se contredisent pas. Ils montrent qu’appeler l’alsacien « dialecte » ne dit rien de sa valeur. Le mot décrit un rapport à une langue écrite de référence, pas une infériorité.

Une histoire au rythme des frontières

De 1648 à la Révolution

L’Alsace est rattachée à la France par les traités de Westphalie, en 1648[4]. L’OLCA parle d’une « annexion progressive de l’Alsace à la France (1648 - 1681) »[7] : le rattachement commence en 1648 et s’étale sur plus de trente ans.

Ce changement de souveraineté ne change pas la langue des habitants. Selon l’ethnologue Marie-Noële Denis, « en 1789, moins de 2000 Alsaciens s’exprimaient en français »[4]. La Révolution ouvre une première politique linguistique. Selon la même auteure, l’enseignement du français devient obligatoire dans les écoles primaires dès 1791. Elle juge pourtant cette injonction « sans doute peu efficace puisque renouvelée en 1793 et 1794 »[4]. En 1793-1794, d’après l’OLCA, « la légitimité de la langue allemande en Alsace est mise en cause »[7].

1871-1944 : quatre renversements de la langue d’école

Après la guerre franco-allemande, l’Alsace est annexée à l’Allemagne de 1871 à 1918[7]. « L’allemand devient la langue obligatoire de l’école primaire »[4].

En 1918, l’Alsace redevient française. Les circulaires Charléty (1920) et Pfister (1927) réintègrent le français à l’école[4]. Les instituteurs locaux doivent suivre des stages dans les écoles normales de « l’intérieur », c’est-à-dire du reste de la France[4].

De 1940 à 1944, l’Alsace est rattachée à l’Allemagne nazie[7]. Pendant ces années, « l’usage du français est interdit et sévèrement réprimé »[4].

En 1944, écrit Marie-Noële Denis, « se met à nouveau en place une politique brutale de francisation. Le dialecte et l’allemand sont frappés d’indignité nationale »[4]. Des affiches de l’après-guerre proclament qu’il est « chic de parler français »[4]. L’OLCA résume l’effet de cette période : « Le loyalisme envers la France s’accompagne du renoncement à la langue maternelle »[7]. Une manière de parler devient ici un signe de déloyauté : le mécanisme rappelle les discriminations décrites dans l’article sur la glottophobie.

Frise chronologique de l'Alsace : 1648, traités de Westphalie ; 1648-1681, rattachement progressif à la France ; 1871-1918, annexion à l'Allemagne, l'allemand obligatoire à l'école primaire ; 1918, retour à la France, circulaires Charléty (1920) et Pfister (1927) ; 1940-1944, rattachement de fait à l'Allemagne nazie, français interdit ; 1944, francisation ; 1985, définition rectorale de la langue régionale ; 1991-1992, filières bilingues paritaires ; 2021, Collectivité européenne d'Alsace. Avec, en 1791, l'enseignement du français déclaré obligatoire dans les écoles primaires, injonction sans doute peu appliquée selon Marie-Noële Denis. Échelle non proportionnelle. 1648 Traités de Westphalie 1681 Fin du rattachement progressif 1791 Français obligatoire, peu appliqué (Denis) 1871 Annexion allemande : allemand à l'école 1918 Retour à la France ; circulaires 1920 et 1927 1940 Allemagne nazie : français interdit 1944 Francisation, dialecte stigmatisé 1985 Définition rectorale 1991 Filières bilingues paritaires 2021 Collectivité européenne d'Alsace Trait épais : Alsace allemande (1871-1918) et rattachement de fait à l'Allemagne nazie (1940-1944). Échelle non proportionnelle.
Frise : rattachements et politiques linguistiques en Alsace, de 1648 à 2021

Combien de personnes parlent alsacien ?

Des chiffres qui ne se comparent pas

Les chiffres circulent beaucoup, souvent sous forme de courbe continue. Ils proviennent pourtant d’enquêtes très différentes. Certaines sont des recensements, d’autres des sondages de quelques centaines de personnes. Les questions ne sont pas les mêmes : « parler le dialecte », « savoir bien le parler », le parler « très bien » ou « assez bien ». Les populations interrogées changent aussi : adultes nés en Alsace, plus de 15 ans, résidents. Tous ces chiffres sont déclaratifs : ils mesurent ce que les gens disent de leur pratique, pas une compétence testée.

Année Part déclarant parler le dialecte Source et méthode
1926 80,0 % Recensement ; tableau compilé par M.-N. Denis[4]
1936 86,9 % Recensement ; même tableau[4]
1946 90,8 % Recensement ; même tableau, chiffre repris par l’OLCA[4] [5]
1962 84,7 % Recensement ; même tableau[4]
1979 75 % Enquête de l’INSEE, échantillon de 3 004 personnes de plus de 15 ans, selon M.-N. Denis[4]
1997 63 % Sondage MVS pour l’Office régional du bilinguisme, 1 840 personnes[5]
1999 51 % INSEE, enquête Étude de l’histoire familiale jointe au recensement ; adultes de plus de 18 ans nés en Alsace[4] [16]
2001 61 % Sondage DNA/ISERCO, 600 personnes[5]
2012 43 % Sondage EDinstitut pour l’OLCA, 801 résidents interrogés par téléphone (méthode des quotas) ; « sait bien parler l’alsacien »[5] [4]
2022 46 % Enquête de la Collectivité européenne d’Alsace, 4 001 personnes ; somme de « très bien » (36 %) et « assez bien » (10 %)[5]

Deux exemples montrent le piège. Vers 2000, on lit 61 % (sondage de 2001) ou 51 % (INSEE, 1999). L’écart vient des populations et des questions : l’enquête de l’INSEE ne retient que des adultes nés en Alsace, à partir d’un questionnaire complémentaire rempli dans toute la France par 380 000 personnes lors du recensement de mars 1999[16]. Autre exemple : le passage de 43 % en 2012 à 46 % en 2022 ne prouve pas une remontée. Les deux enquêtes ne posent pas la même question.

Le détail de 2022 est éclairant. Outre les 46 % qui disent parler bien l’alsacien, 19 % déclarent en connaître quelques mots et 34 % ne pas le parler du tout[5]. En 2012, le Bas-Rhin (46 %) devançait le Haut-Rhin (38 %)[5]. En 1962 déjà, l’écart entre villes (81,4 %) et campagnes (90,4 %) était visible[4].

L’âge, révélateur de la transmission

La répartition par âge dit plus que les moyennes. En 2022, l’OLCA donne la part de locuteurs suivante[5] :

Âge 18-24 ans 25-34 ans 35-44 ans 45-54 ans 55-64 ans 65 ans et plus
Part de locuteurs 9 % 19 % 28 % 43 % 69 % 79 %

L’enquête de 1999 montrait déjà cette pente : 60 % de locuteurs chez les personnes nées avant 1945, 40 % chez celles nées après 1970[4]. La transmission familiale est le point décisif. Selon Marie-Noële Denis, « 10 % seulement des enfants nés en Alsace apprennent aujourd’hui le dialecte, contre 80 % dans les années 40 »[4]. En 2022, parmi les personnes qui parlent très bien l’alsacien, seules 14,3 % déclarent que leurs enfants le parlent aussi très bien[5].

Une diglossie à trois langues ?

Pour décrire ce genre de situation, les linguistes utilisent le mot diglossie. Le linguiste Charles A. Ferguson l’a défini en 1959, dans la revue Word[9]. Il s’agit d’une situation stable où, à côté des parlers ordinaires, existe « une variété superposée, très divergente, hautement codifiée », apprise surtout à l’école[9]. Cette variété sert à l’écrit et aux usages formels, mais elle « n’est pratiquée par aucun groupe de la communauté pour la conversation ordinaire »[9].

Ferguson a étudié quatre cas types : l’arabe dialectal et l’arabe classique, deux formes du grec, le créole et le français en Haïti, et l’allemand standard face au suisse alémanique[10]. Ce dernier cas est le voisin immédiat de l’Alsace, puisque Glottolog range les deux parlers sous la même langue alémanique[2].

On peut appliquer cette grille à l’Alsace. C’est une lecture proposée ici, non une thèse reprise d’une source. Selon la définition rectorale de 1985, le dialecte est la langue parlée et l’allemand standard son expression écrite[6]. Mais une troisième langue s’ajoute : le français, que l’école impose après 1918 puis, de façon « brutale » selon Marie-Noële Denis, après 1944[4]. La situation alsacienne ressemblerait donc à une diglossie à trois termes, où la langue de l’État n’est ni le parler familial ni sa langue écrite de référence. Pour d’autres langues régionales de France face au français, voir les articles sur l’occitan et le breton.

Écrire l’alsacien

Puisque l’écrit de référence est l’allemand, écrire le dialecte lui-même pose problème. Le système ORTHAL propose une réponse. Selon son site, il a été créé « avec la participation de nombreux dialectophones de tous horizons, suite à des dictées et des discussions sur la meilleure façon d’écrire tel ou tel mot »[14]. Sa version de référence est « Le système ORTHAL 2016 », et il est géré par l’association AGATe[14].

Son principe : un « système orthographique […] proche de l’allemand standard, ce qui facilite son apprentissage »[14]. Il se veut applicable « de Wissembourg à Ferrette », du nord au sud de l’Alsace, et tend à devenir, selon ses promoteurs, « un standard d’écriture »[14]. Les graphies dialectales emploient des lettres qui leur sont propres, comme à et ì. On les voit dans le titre d’une histoire en images citée par une étude sur les classes maternelles : Ìm Aloïs sìner Àpfelbäum[3].

À l’école et dans les institutions aujourd’hui

Dans l’académie de Strasbourg, les écoles publiques proposent depuis 1991-1992 des filières bilingues dites paritaires : la moitié de l’enseignement en français, l’autre moitié en allemand[3]. C’est l’allemand standard qui est enseigné, conformément à la définition de la langue régionale.

Le réseau associatif ABCM Zweisprachigkeit va plus loin. Depuis septembre 2017, il expérimente dans trois écoles maternelles une immersion complète, qui alterne des journées en dialecte et en allemand standard ; le français n’y est introduit qu’à partir du cours élémentaire 1[3]. Un article de recherche consacré à ces classes porte un titre qui mêle à lui seul français et dialecte : « C’est pas Auto mais e Wàge » (e Wàge : « une voiture »)[3].

Côté institutions, l’Office régional du bilinguisme est créé en 1994 ; en 2001, il change de dénomination et devient l’OLCA[7]. La loi n° 2019-816 du 2 août 2019 regroupe, à compter du 1er janvier 2021, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin sous le nom de « Collectivité européenne d’Alsace »[8]. Cette collectivité « peut proposer sur son territoire, tout au long de la scolarité, un enseignement facultatif de langue et culture régionales »[8]. Elle « peut recruter par contrat des intervenants bilingues »[8].

Des mots alsaciens en français

Le français a reçu quelques mots par l’intermédiaire des parlers germaniques de l’Est. Le cas le plus net est choucroute, que le TLFi (Trésor de la langue française informatisé) fait venir directement de l’alsacien.

Pour d’autres mots, le chemin est moins direct. Bretzel vient de l’allemand Brezel, « par l’intermédiaire des dial. des pays frontières », selon le TLFi[13]. Le dictionnaire relève une forme brechale à Neuchâtel dès 1492, puis bretzel chez E. Rostand en 1893[13]. Il rattache le type brèchtel à l’alsacien bretstell, attesté depuis 1395[13]. L’origine lointaine serait, toujours selon le TLFi, un latin populaire \brachitella, dérivé de brachium*, « bras »[13].

Quetsche, enfin, est emprunté par les patois de l’Est à l’allemand Quetsche, variante régionale de Zwetschge, « prune »[12]. Le mot est relevé dès 1775 (quoetches, coitches) par J.-J. Oberlin, dans un essai sur le patois lorrain du Ban de la Roche, avant d’entrer chez Littré en 1869 sous la forme quetche[12]. Ces deux mots ne sont donc pas des emprunts exclusivement alsaciens. Ils sont passés par plusieurs parlers des régions frontalières.

Conclusion

L’alsacien n’est pas un allemand mal parlé, ni un simple accent. C’est un ensemble de parlers alémaniques et franciques, apparentés à ceux de la Suisse, du pays de Bade et du Luxembourg. Son histoire est celle d’une région dont la langue d’école a suivi les rattachements successifs, jusqu’à la francisation de l’après-guerre. Les enquêtes, malgré leurs différences de méthode, convergent sur un point : la transmission aux enfants s’est effondrée. L’avenir du dialecte se joue désormais entre la famille, les filières bilingues et les initiatives d’immersion, dans une région où trois langues se partagent les usages.

Bibliographie

Notes et références

  1. Glottolog 5, fiche « Alsace Low Alemannic » (alsa1241). ↑
  2. Glottolog 5, fiche swis1247 (code ISO 639-3 gsw), avec le classement de l’Atlas UNESCO d’après Moseley 2010. ↑
  3. A. Geiger-Jaillet et G. Schlemminger, « C’est pas Auto mais e Wàge… », Lidil, n° 67, 2023. ↑
  4. Marie-Noële Denis, « Les politiques linguistiques en Alsace et la régression du dialecte », CTHS, 2015. Les chiffres de 1926 à 1962 viennent de son tableau 3, « Évolution des personnes parlant le dialecte. 1926-1962 (en %) ». ↑
  5. OLCA, « Le dialecte en chiffres ». L’OLCA est un organisme de promotion de la langue ; il cite pour chaque chiffre l’enquête d’origine. ↑
  6. OLCA, « Définition de la langue régionale » (définition du recteur Pierre Deyon, 1985). ↑
  7. OLCA, « Histoire de la langue ». ↑
  8. Loi n° 2019-816 du 2 août 2019, texte reproduit par le cabinet Landot & associés ; article L. 3431-4 du Code général des collectivités territoriales. ↑
  9. Charles A. Ferguson, « Diglossia », Word, 1959, p. 435, dans la traduction française donnée par Djamel-Eddine Kouloughli, Égypte/Monde arabe, 1996. ↑
  10. Reem Khamis-Dakwar, « Diglossia », The SAGE Encyclopedia of Human Communication Sciences and Disorders. ↑
  11. TLFi / CNRTL, étymologie de « choucroute ». ↑
  12. TLFi / CNRTL, étymologie de « quetsche ». ↑
  13. TLFi / CNRTL, étymologie de « bretzel » (la datation de 1395 est celle que le TLFi reprend du dictionnaire étymologique de Kluge). ↑
  14. Site orthal.fr (source promotionnelle, géré par l’association AGATe). ↑
  15. INA, Fresques « Panorama Grand Est », « Les dialectes alsaciens des origines à nos jours », 2002, notice d’Edith Weber. ↑
  16. INSEE, « Étude de l’histoire familiale 1999 », présentation de l’opération. ↑
  17. INA, Fresques « Esch-sur-Alzette », « Le francique à la frontière du Luxembourg », notice d’Hervé Atamaniuk, 2022. ↑
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