Genre, en mode et du coup ne sont pas des mots vides. Les linguistes les rangent parmi les marqueurs discursifs : des mots qui servent moins à désigner des choses qu’à organiser la conversation. Ils viennent de mots ordinaires, anciens pour certains, qui ont changé d’emploi. Deux d’entre eux, du coup et genre, ont été étudiés dans de grands corpus d’oral enregistré à des dates différentes. Le troisième, en mode, n’a pas encore, à notre connaissance, fait l’objet d’une étude savante publiée.
L’article définit d’abord la notion de marqueur discursif. Il retrace ensuite l’histoire de chacun des trois mots, avec ce qu’en disent les linguistes et ce qu’en dit l’Académie française. Il compare enfin avec l’anglais like, puis s’interroge sur la place de ces mots dans la parole des jeunes.
Qu’est-ce qu’un marqueur discursif ?
Dans « Tiens, voilà Paul » (exemple construit), le mot tiens ne veut plus dire « prends ». Personne ne tend quoi que ce soit. Le mot ne parle pas d’un objet : il agit sur l’échange. C’est un marqueur discursif.
La linguiste Gaétane Dostie en a proposé en 2004 une définition, que cite notamment Évelyne Oppermann-Marsaux. Un marqueur discursif est une unité lexicale qui « développe des emplois où elle ne joue pas un rôle sur le plan référentiel, mais bien sur le plan conversationnel »[1]. Le plan référentiel, c’est ce dont on parle : des objets, des personnes, des événements. Le plan conversationnel, c’est la manière dont on parle : ouvrir un échange, enchaîner, nuancer, rapporter une parole.
Le processus qui transforme un mot ordinaire en marqueur discursif s’appelle la pragmaticalisation. Un mot pragmaticalisé garde sa forme, mais il prend un rôle nouveau dans l’échange. L’exemple de tiens et tenez est ancien. Évelyne Oppermann-Marsaux a montré comment ces formes de l’impératif du verbe tenir sont devenues des interjections, notamment entre l’ancien et le moyen français[1].
Ces mots se laissent mal ranger dans les catégories de la grammaire scolaire (nom, adverbe, conjonction…). C’est ce que souligne Julie Boissonneault dans une étude de 2024 sur les marqueurs discursifs des francophones du Nord-Est ontarien, au Canada : leur valeur réelle ne correspond pas à celle que leur prête l’enseignement traditionnel[2]. Son étude compare aussi plusieurs générations de locuteurs[2]. Le phénomène n’est donc propre ni à la France ni à notre époque.
Du coup : de la conséquence à la conversation
Un « coup » qui produit un effet
Au départ, il y a un nom concret : un coup, c’est un choc. La locution du coup exprime ce qui en résulte. Le Trésor de la langue française informatisé (TLFi) la définit ainsi : « À la suite de quoi ». Il cite Aragon, dans Les Beaux Quartiers (1936) : « qu’il était du coup dans l’obligation de poursuivre »[3]. Le TLFi ne mentionne pas d’emploi comme marqueur discursif. Il ne donne pas non plus de date de première attestation de la locution[3].
L’Académie française décrit le même sens de départ. Elle s’appuie sur la grammaire Le Bon Usage : la locution « exprime l’idée d’une cause agissant brusquement »[5]. L’effet suit la cause presque aussitôt. L’Académie donne cet exemple : « Un pneu a éclaté et du coup la voiture a dérapé »[5].
Un marqueur en progression
Le linguiste Lotfi Abouda a étudié du coup dans un article publié en 2022 dans la revue Langages[4]. Son titre résume l’évolution : « de la conséquence à l’actualisation énonciative ». L’énonciation, c’est l’acte même de prendre la parole. Abouda qualifie du coup de marqueur « méta-discursif » : un mot qui porte sur le discours lui-même plutôt que sur les faits rapportés.
Son étude « est basée sur l’exploration exhaustive d’un corpus oral échantillonné d’environ 1,3 million de mots, extraits des Enquêtes Socio-Linguistiques à Orléans (ESLO) »[4]. Ces enquêtes ont enregistré des habitants d’Orléans à plusieurs époques. Abouda peut donc mesurer l’évolution de deux façons. En temps réel, il compare des enquêtes faites à des dates différentes. En temps apparent, il compare les générations à l’intérieur d’une même enquête. Selon le résumé de l’article, du coup serait passé d’un connecteur marginal il y a une quarantaine d’années à un marqueur discursif en vogue, et sa pragmaticalisation serait en cours[4]. Le texte intégral n’a pas pu être consulté pour cet article : nous nous en tenons au résumé publié par l’éditeur.
Un exemple construit pour l’illustration permet de voir la différence. Dans « Il pleuvait, du coup on est restés », du coup relie une cause et un effet. Dans « Du coup, tu viens ce soir ? », dit en début d’échange, aucune cause n’est énoncée. Le mot ne relie plus deux faits : il porte sur la prise de parole elle-même. C’est vers ce type d’emploi que pointe le titre de l’article d’Abouda (« actualisation énonciative »), et c’est ce que l’Académie déconseille.
La position de l’Académie
Dans « Dire, ne pas dire », l’Académie française adopte une démarche normative : elle dit comment il convient de parler, sans chercher à mesurer l’usage réel. Dans cette rubrique « Dire, ne pas dire », elle déconseille d’employer du coup systématiquement à la place de donc, de ce fait ou par conséquent. Elle déconseille aussi d’en faire un simple adverbe de discours, sans sens particulier[5]. Les linguistes, de leur côté, observent cet emploi et cherchent à en décrire la fonction. Les deux démarches ne répondent pas à la même question. Sur ce partage, voir l’article sur la norme linguistique et celui sur le rôle de l’Académie française.
Genre : « une mode récente mais qui vient de loin »
Du latin genus à du genre
Genre est un mot ancien. Le TLFi le relève dès 1121-1134, sous la forme gendre, dans un Bestiaire, au sens de « sorte, type »[7]. C’est un emprunt au latin genus, -eris, « origine, extraction, naissance »[7]. Le sens grammatical (masculin, féminin) n’apparaît que vers 1245[7]. Ce sens fait l’objet d’un autre article : le genre grammatical est-il arbitraire ?.
Le TLFi classe ce sens (« Catégorie, espèce, sorte, type ») sous une mention précise : « [Souvent avec une valeur d’approximation] »[8]. Dire qu’une chose est d’un certain genre, c’est souvent dire qu’elle s’en approche.
Le TLFi enregistre d’abord la tournure du genre suivie d’un adjectif ou d’un nom. Il cite Valéry, en 1894 : « Mille histoires du genre affolant ». Il cite Montherlant, en 1929 : « Les unes sont du genre volaille, les autres du genre petite singesse »[8].
Il enregistre aussi genre sans du, placé en apposition ou en incise, directement devant un nom. Il cite Bloy, dans son Journal (1892) : « Un horrible bavard, genre puritain ». Il cite Triolet, en 1945 : « Un petit salon, genre boudoir »[8]. C’est l’emploi le plus proche du marqueur actuel : genre s’y passe déjà de préposition.
Le TLFi ne décrit pas, en revanche, le marqueur détaché du type « genre, il m’a dit… »[8]. Il note la valeur d’approximation du sens « sorte, type », mais il ne la relie pas à ce marqueur. Voir dans du genre et genre + nom des ancêtres plausibles du marqueur est donc notre rapprochement, pas celui du TLFi.
Ce que montrent les études
Le linguiste Paul Isambert a consacré à genre un article de 2016 au titre parlant : « Genre : une mode récente mais qui vient de loin »[9]. Il y suit le mot depuis ses emplois de préposition jusqu’aux emplois les plus récents, placés entre deux phrases. Ses données viennent de corpus oraux et de messages d’un forum internet[9]. Il prévient qu’« il est difficile de reconstruire la chronologie, les valeurs existantes et les valeurs nouvelles se superposant et s’influençant mutuellement »[9]. Autrement dit, les nouveaux emplois ne remplacent pas les anciens : ils coexistent.
Dans « ça coûte genre dix euros » (exemple construit), genre signale une approximation : le chiffre est donné à peu près. On peut y voir un prolongement de la « valeur d’approximation » que le TLFi signale déjà pour le sens « sorte, type »[8]. Les linguistes s’y intéressent : le chapitre que Jeļena Vladimirska consacre au « marqueur discursif genre » a paru dans un ouvrage collectif sur l’approximation et la précision (2016)[11].
En 2022, Virginie André a comparé deux séries d’enregistrements du corpus TCOF, constitué au laboratoire ATILF de Nancy : « un premier sous-corpus recueilli entre 2006 et 2009 et un second recueilli entre 2016 et 2019 »[10]. Selon le résumé de son article, les valeurs les plus récentes de genre concernent la gestion de l’interaction, c’est-à-dire la manière dont les interlocuteurs conduisent l’échange[10]. Là encore, seul le résumé a pu être lu.
Les articles d’Abouda et d’André ont paru dans le même numéro de Langages, intitulé « Micro-diachronie de l’oral » (juin 2022)[6]. La diachronie est l’étude d’une langue dans le temps ; la micro-diachronie s’intéresse à des changements observables sur quelques décennies. Le même numéro étudie un troisième marqueur de l’oral, après[6].
En mode : un mot ancien, une tournure peu étudiée
L’histoire du nom mode
Mode vient du latin modus, « mesure, étendue ; modération », qui prenait en musique le sens de « manière, façon, sorte, genre »[12]. Le mot a d’abord été féminin en français. Le masculin s’est réintroduit à partir du milieu du XVe siècle, probablement sous l’influence du latin et surtout pour des sens techniques, selon le TLFi[12].
Plusieurs sens du masculin préparent la tournure actuelle. Le TLFi relève un sens grammatical en 1550 (« l’imperative mode », chez Meigret, encore au féminin). Il relève un sens musical en 1598 (« le mode Dorien »), puis « mode majeur, mineur » en 1705[12]. Surtout, il date de 1789 le sens de « forme particulière sous laquelle se présente un fait, s’accomplit une action », avec un exemple de Mirabeau : « mode de délibérer ». Suivent « mode de vie » en 1797 et « mode d’emploi » en 1872[12]. Dans tous ces emplois, mode désigne déjà une manière de faire.
Les emplois décrits par l’Académie
En 2017, l’Académie française consacre une notice à en mode, dans une rubrique intitulée « Extensions de sens abusives »[13]. Elle y voit une extension du nom mode « tel qu’il est employé d’abord en musique : en mode majeur, en mode mineur, puis dans des domaines techniques, en mode connecté, en mode autonome, etc. ». Elle ajoute aussitôt : « mais il s’agit d’une extension fautive »[13].
La notice distingue deux emplois. Le premier a le sens d’« à la manière de, comme ». Le second sert à « porter un jugement sur la manière, réelle ou supposée, dont a agi la personne qu’on évoque »[13]. Ses exemples illustrent deux constructions. En mode est suivi d’un nom dans « Elle s’est endormie en mode tortue retournée ». Il est suivi d’une parole rapportée dans « Il lui a répondu en mode « cause toujours » »[13]. L’Académie conclut que ce sont des « tours qui sont à proscrire, même de la langue familière »[13]. C’est sa position de norme ; elle ne dit rien de la fréquence ni de la fonction de ces tours dans la conversation.
La date de la notice, le 5 octobre 2017, montre au moins que la tournure était alors assez répandue pour qu’on la commente. Ce n’est pas une date d’apparition : aucune première attestation n’a été trouvée.
Une origine informatique ?
On lit souvent que en mode viendrait du vocabulaire des appareils numériques (« mode avion », « mode veille »). Aucune source éditoriale consultée ne l’établit. Le TLFi ne donne aucun sens informatique de mode ni la locution en mode[12]. L’Académie parle seulement de « domaines techniques », avec les exemples « mode connecté » et « mode autonome »[13]. L’hypothèse informatique reste donc possible, mais elle n’est pas démontrée.
Il faut aussi signaler une limite. La description la plus précise de en mode dont nous disposons est celle de l’Académie, qui est une source normative. Aucune étude linguistique consacrée à cette tournure n’a pu être lue pour cet article.
Trois marqueurs, trois histoires
| Mot | Point de départ | Emploi ancien attesté | Étude de l’emploi récent | Position de l’Académie |
|---|---|---|---|---|
| du coup | coup, un choc concret | « à la suite de quoi » (Aragon, 1936)[3] | Abouda 2022 : corpus ESLO d’Orléans, environ 1,3 million de mots[4] | Déconseillé comme simple équivalent de donc[5] |
| genre | latin genus ; « sorte, type » dès 1121-1134[7] | « genre puritain » (Bloy, 1892) ; du genre + adjectif (Valéry, 1894)[8] | Isambert 2016[9] ; André 2022 : corpus TCOF, 2006-2009 et 2016-2019[10] | Aucune notice consultée |
| en mode | latin modus « mesure, étendue ; modération »[12] | « mode de vie » (1797), « mode d’emploi » (1872)[12] | Aucune étude savante trouvée | « À proscrire, même de la langue familière » (2017)[13] |
- 1121–1134Première attestation de genre (sous la forme gendre) au sens de « sorte, type »[7].
- Mode (masculin) au sens de « forme particulière sous laquelle […] s’accomplit une action » (« mode de délibérer », Mirabeau)[12].
- « Un horrible bavard, genre puritain », chez Bloy : genre sans du, devant un nom[8].
- « Mille histoires du genre affolant », chez Valéry[8].
- Du coup au sens de « à la suite de quoi », chez Aragon[3].
- 2006–2009Premier sous-corpus TCOF étudié par Virginie André ; le second date de 2016-2019[10].
- Article de Paul Isambert sur genre[9].
- Notice de l’Académie française sur en mode[13].
- Numéro « Micro-diachronie de l’oral » de la revue Langages, avec les articles d’Abouda sur du coup et d’André sur genre[6].
Les dates de 1892, 1894 et 1936 sont celles d’exemples cités par le TLFi, pas des premières attestations.
Pourquoi les jeunes ?
Isambert observe que « les emplois les plus novateurs se trouvent massivement chez les locuteurs les plus jeunes, signalant une évolution récente »[9]. Abouda, qui compare lui aussi des générations, conclut pour du coup à une pragmaticalisation en cours[4]. Ces études parlent d’emplois nouveaux, pas de mots réservés aux jeunes : du coup au sens de conséquence figure déjà chez Aragon, et du genre chez Valéry.
Interrogée par Brut et Franceinfo en 2020, la linguiste Julie Neveux propose une explication sociale. Selon elle, « on va dire 'frère' ou 'en mode' parce que nos potes le disent »[14]. Les jeunes emploieraient davantage ces mots par « désir de sociabilité »[14]. Ces propos viennent d’une vidéo de vulgarisation, pas d’une étude publiée. Ils donnent une piste : un marqueur discursif dit aussi à quel groupe on appartient.
L’exemple de like invite à la prudence. L’idée qu’un tel mot serait « une forme féminine et adolescente » fait justement partie des idées reçues que D’Arcy réfute pour l’anglais[15]. Pour genre, aucune donnée sur le sexe des locuteurs n’a été trouvée pour cet article.
La plainte contre le parler des jeunes est ancienne : l’article « Les jeunes parlent-ils mal ? » en retrace l’histoire. D’autres petits mots de l’oral ont aussi leur article, comme wesh ou OK.
Ce qu’on peut retenir
Genre, en mode et du coup sont des marqueurs discursifs. Ils sont nés de mots ordinaires, parfois très anciens, par pragmaticalisation. Pour du coup et genre, des linguistes ont mesuré leur essor dans des corpus d’oral enregistré à des dates connues. Pour en mode, l’histoire du nom mode est bien documentée, mais la tournure elle-même attend encore son étude. L’Académie française juge du coup et en mode selon la norme ; les linguistes cherchent à décrire ce qu’ils font dans la conversation. Ce sont deux regards différents sur les mêmes mots, qui ne répondent pas à la même question.
Bibliographie
- Abouda, Lotfi. « L’émergence du marqueur méta-discursif du coup : De la conséquence à l’actualisation énonciative ». Langages, n° 226, 2022/2, p. 99-116 (résumé consulté).
- Académie française. « Du coup au sens de De ce fait ». Dire, ne pas dire.
- Académie française. « En mode ». Dire, ne pas dire, 5 octobre 2017.
- André, Virginie. « Étude micro-diachronique de genre dans un corpus d’interactions entre 2006 et 2019 : variations sociolinguistiques, valeurs pragmatiques et interactionnelles ». Langages, n° 226, 2022/2, p. 133-147 (résumé consulté).
- Boissonneault, Julie. « De quelques marqueurs discursifs chez les francophones du Nord-Est ontarien : valeurs, usages et différences intergénérationnelles ». Cahiers Charlevoix, 15, 2024, p. 81-123.
- Bürkle, Daniel. « Compte rendu de A. D’Arcy, Discourse-Pragmatic Variation in Context: Eight Hundred Years of LIKE ». LINGUIST List 29.3236, 12 février 2018.
- Dostie, Gaétane. Pragmaticalisation et marqueurs discursifs. Analyse sémantique et traitement lexicographique. Bruxelles, De Boeck/Duculot, 2004 (cité d’après Oppermann-Marsaux 2008).
- Franceinfo (Brut). « En vrai, du coup, en mode… Mais d’où viennent nos tics de langage ? ». Vidéo, 30 janvier 2020.
- Isambert, Paul. « Genre : une mode récente mais qui vient de loin ». Journal of French Language Studies, 26/1, 2016, p. 85-96 (résumé consulté).
- Langages, n° 226. « Micro-diachronie de l’oral », dir. Lotfi Abouda et Marie Skrovec. Armand Colin, juin 2022 (sommaire).
- Oppermann-Marsaux, Évelyne. « De l’injonction à l’interjection : la naissance des marqueurs discursifs tien(s) et tenez en français médiéval ». L’Information grammaticale, n° 118, 2008, p. 11-15.
- Squires, Lauren. « Compte rendu de A. D’Arcy, Discourse-Pragmatic Variation in Context: Eight Hundred Years of LIKE ». English Language & Linguistics, 24/1, 2020, p. 249-255 (notice).
- Trésor de la langue française informatisé (TLFi). Articles « coup » et « genre » ; étymologies de « genre » et de « mode ». CNRTL.
- Vladimirska, Jeļena. « Entre le dire et le monde : le cas du marqueur discursif genre ». Dans Nouveaux regards sur l’approximation et la précision, Paris, Honoré Champion, 2016, p. 195-209 (notice).
Notes et références
- É. Oppermann-Marsaux, « De l’injonction à l’interjection : la naissance des marqueurs discursifs tien(s) et tenez en français médiéval », L’Information grammaticale, n° 118, 2008, p. 11-15. La définition citée est celle de G. Dostie, Pragmaticalisation et marqueurs discursifs, 2004, reprise dans cet article. ↑
- J. Boissonneault, « De quelques marqueurs discursifs chez les francophones du Nord-Est ontarien : valeurs, usages et différences intergénérationnelles », Cahiers Charlevoix, 15, 2024, p. 81-123 (d’après le résumé). ↑
- TLFi, article « coup », locution « Du coup ». La partie étymologique de l’article ne date pas la locution. ↑
- L. Abouda, « L’émergence du marqueur méta-discursif du coup : De la conséquence à l’actualisation énonciative », Langages, n° 226, 2022, p. 99-116 (d’après le résumé de l’éditeur ; texte intégral non consulté). ↑
- Académie française, « Dire, ne pas dire », notice « Du coup au sens de De ce fait ». La notice cite Le Bon Usage. ↑
- Sommaire de Langages, n° 226, « Micro-diachronie de l’oral », dir. L. Abouda et M. Skrovec, juin 2022. L’article sur après est de M. Skrovec, Kanaan-Caillol et Akihiro (p. 117-131). ↑
- TLFi, étymologie de « genre ». ↑
- TLFi, article « genre », sens B « Catégorie, espèce, sorte, type », marqué « [Souvent avec une valeur d’approximation] » ; locutions du genre de, du genre ; genre placé en apposition ou en incise (Bloy, Journal, 1892, p. 68 ; Triolet, 1945, p. 143). ↑
- P. Isambert, « Genre : une mode récente mais qui vient de loin », Journal of French Language Studies, 26/1, 2016, p. 85-96 (d’après le résumé). ↑
- V. André, « Étude micro-diachronique de genre dans un corpus d’interactions entre 2006 et 2019 », Langages, n° 226, 2022, p. 133-147 (d’après le résumé de l’éditeur ; texte intégral non consulté). ↑
- J. Vladimirska, « Entre le dire et le monde : le cas du marqueur discursif genre », dans Nouveaux regards sur l’approximation et la précision, Paris, Honoré Champion, 2016, p. 195-209 (notice bibliographique seulement). ↑
- TLFi, étymologie de « mode ». ↑
- Académie française, « Dire, ne pas dire », notice « En mode », rubrique « Extensions de sens abusives », 5 octobre 2017. ↑
- Franceinfo (vidéo Brut), « En vrai, du coup, en mode… Mais d’où viennent nos tics de langage ? », 30 janvier 2020. Propos de Julie Neveux, linguiste ; transcription non officielle. ↑
- D. Bürkle, compte rendu de A. D’Arcy, Discourse-Pragmatic Variation in Context: Eight Hundred Years of LIKE (John Benjamins, 2017), LINGUIST List 29.3236, 12 février 2018. Citations traduites de l’anglais par nos soins. Le livre a aussi été recensé par L. Squires dans English Language & Linguistics (2020). ↑
