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Langue et société

Les jeunes parlent-ils mal ?

La plainte contre le parler des jeunes date de plusieurs siècles. Ce que décrivent les linguistes, ce que mesure la dictée, d’où vient le chiffre des 400 mots.

L’idée que la jeunesse abîme la langue n’a rien de neuf. On la trouve chez Jonathan Swift en 1712, puis dans les débats français sur la « crise du français » au début du XXe siècle. Les linguistes qui étudient le parler des jeunes y voient surtout de la variation et du renouvellement, pas un appauvrissement mesuré. Une inquiétude, en revanche, repose sur des chiffres solides : à l’école, la maîtrise de l’orthographe a nettement baissé depuis 1987, selon les enquêtes du ministère de l’Éducation nationale.

L’article retrace d’abord l’histoire de la plainte, puis présente ce que décrivent les linguistes. Il examine ensuite ce que mesurent les dictées, et d’où vient le chiffre souvent répété des « 400 mots ». Il se termine sur le débat qui oppose aujourd’hui des linguistes à des défenseurs de la langue.

En bref
Une plainte très ancienne Swift accusait déjà en 1712 les jeunes universitaires de suivre des modes, et la France parlait de « crise du français » dès 1909-1911.
Une baisse réelle de l’orthographe À la même dictée de CM2, les élèves faisaient en moyenne 10,7 erreurs en 1987 et 19,4 en 2021, surtout dans les accords.
Un chiffre sans enquête connue Les « 400 mots » des jeunes viennent d’un propos d’Alain Bentolila rapporté par Le Monde en 2005 ; aucune enquête publiée n’a été trouvée à l’appui.

Une plainte qui traverse les siècles

Swift et les jeunes gens des universités

En 1712, l’écrivain irlandais Jonathan Swift adresse au comte d’Oxford une lettre ouverte, A Proposal for Correcting, Improving and Ascertaining the English Tongue (« Proposition pour corriger, améliorer et fixer la langue anglaise »). La lettre est datée « 22 février 1711-1712 » : à l’époque, l’année commençait en Angleterre le 25 mars, d’où cette double date[1].

Swift y écrit que la langue anglaise est « extrêmement imparfaite » et que ses progrès quotidiens ne sont « nullement à la mesure de ses corruptions quotidiennes » (notre traduction)[1]. Il vise notamment « plusieurs jeunes gens des universités ». Par peur de paraître pédants, ils tomberaient dans l’excès inverse et croiraient que l’élégance consiste à lire les nouveautés qu’on leur envoie chaque jour (« the daily trash », littéralement « les rebuts quotidiens »)[1]. Il s’en prend aussi aux mots abrégés des poètes, comme drudg’d, disturb’d, rebuk’d ou fledg’d, où une voyelle écrite disparaît[1].

Plus d’un siècle plus tôt, en 1578, l’imprimeur Henri Estienne publiait ses Deux dialogues du nouveau langage françois italianizé. Selon une présentation de la bibliothèque de l’université de Virginie, il y raille le parler à la mode de la cour, truffé de mots italiens[2]. Sa cible n’est donc pas la jeunesse, mais les courtisans.

La « crise du français » au début du XXe siècle

En France, l’expression « crise du français » s’installe au début du XXe siècle. En 1909, le Musée pédagogique organise une série de conférences sur la crise des méthodes d’enseignement du français[3]. En 1911, deux polémistes, Henri Massis et Alfred de Tarde, publient sous le pseudonyme d’Agathon L’Esprit de la nouvelle Sorbonne. La crise de la culture classique, la crise du français[3].

Le livre accumule des témoignages d’universitaires sur la mauvaise langue des étudiants. Il cite par exemple le rapport du jury de l’agrégation de grammaire de 1909, qui regrette que trop peu de candidats se soucient de la pureté de la langue[3]. Dans cet exemple, les étudiants visés sont des agrégatifs, c’est-à-dire des élèves arrivés au sommet du cursus de leur temps.

Le linguiste genevois Charles Bally, successeur de Ferdinand de Saussure dans sa chaire de linguistique, prend lui aussi position « sur la crise du français et l’enseignement des langues »[4]. Son livre s’intitule La Crise du français. Notre langue maternelle à l’école ; il a été réédité en 2004[5].

Ces plaintes ne visent pas toutes les jeunes : Estienne s’en prend à la cour, Swift aux modes et aux étudiants, Agathon à l’université, Bally à l’enseignement. Leur point commun est l’idée d’un déclin de la langue.

Repères de la plainte sur la langue et de sa mesure
  1. Lettre de Jonathan Swift sur les « corruptions » de la langue anglaise[1].
  2. 1873–1877
    L’inspecteur général Beuvain d’Altenheim fait réunir des dictées d’élèves sur un texte de Fénelon[7].
  3. Kenneth John Freeman résume les reproches faits à la jeunesse grecque ; ce résumé deviendra une fausse citation de Socrate[6].
  4. Conférences du Musée pédagogique sur la crise des méthodes d’enseignement du français[3].
  5. Agathon publie L’Esprit de la nouvelle Sorbonne, sous-titré notamment « la crise du français »[3].
  6. Première attribution relevée de la phrase de Freeman à Socrate, dans l’Oakland Tribune[6].
  7. 1986–1987
    André Chervel et Danièle Manesse redonnent la dictée de Fénelon à des élèves de 10 à 15 ans[7].
  8. Des élèves de CM2 passent une dictée que la DEPP redonnera, identique, en 2007, 2015 et 2021[8].
  9. La revue Langue française consacre un numéro aux « mots des jeunes »[9].
  10. Le Monde rapporte le chiffre de « 350 à 400 mots » avancé par Alain Bentolila[10].
  11. Le tract Le français va très bien, merci des Linguistes atterrées[11].

Ce que décrivent les linguistes

Un « parler jeune » observé depuis les années 1980

Les linguistes étudient le parler des jeunes depuis longtemps. En 1997, la revue Langue française lui consacre un numéro entier, « Les mots des jeunes. Observations et hypothèses », dirigé par Henri Boyer[9]. Boyer y examine les noms que les médias ont donnés à ce parler depuis le début des années 1980 : « nouveau français », « parler jeune », « langue des cités »[9]. Son article parle d’un « objet linguistique médiatiquement identifié » : avant d’être étudié, ce parler a été désigné et commenté par la presse.

Dans le même numéro, Bernard Seux décrit l’argot d’élèves d’un collège de la banlieue de Saint-Étienne[9]. Selon le résumé de son article, ces collégiens montrent des compétences linguistiques que leurs enseignants ne leur reconnaissent pas.

Parler selon la situation

Une notion aide à comprendre ces observations : la variation. La linguiste Françoise Gadet l’étudie dans La Variation sociale en français (2003, nouvelle édition en 2006). Selon le compte rendu qu’en donne Laurence Buson, elle juge « très critiquables » les notions de « niveaux » ou de « registres de langue »[12]. Elle préfère décrire un continuum, c’est-à-dire une gamme sans frontières nettes, qui va du plus surveillé au plus relâché[12]. Les linguistes appellent variation diaphasique cette variation selon la situation : un même locuteur ne parle pas de la même façon dans toutes les circonstances.

Vu sous cet angle, entendre un adolescent parler argot entre amis ne dit pas comment il s’exprime ailleurs. La question n’est plus « parle-t-il bien ou mal ? », mais « dispose-t-il de plusieurs façons de parler, et sait-il passer de l’une à l’autre ? ».

Un vocabulaire qui se renouvelle vite

Le parler des jeunes change aussi très vite. Toujours dans Langue française, Marc Sourdot compare deux enquêtes menées auprès d’étudiants en 1987 et en 1994[9]. D’après la présentation de son article, le français branché de la fin des années 1980 cède alors la place à des procédés argotiques venus des banlieues[9]. Le verlan, les mots venus du romani ou un emprunt à l’arabe comme wesh illustrent ces apports.

Ce renouvellement nourrit la plainte : les adultes ne reconnaissent plus les mots qu’ils employaient au même âge. Il ne mesure pas pour autant une perte.

Ce qui baisse vraiment : l’orthographe à l’école

La même dictée, à trente-quatre ans d’écart

Une inquiétude repose sur des données solides. La DEPP (direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance, service statistique du ministère de l’Éducation nationale) a donné la même dictée à des élèves de CM2 en 1987, 2007, 2015 et 2021[8]. Les résultats ont été publiés en décembre 2022 dans la note d’information n° 22.37[8].

Année Erreurs en moyenne Hausse depuis la mesure précédente
1987 10,7 —
2007 14,7 + 4
2015 18 + 3,3
2021 19,4 + 1,4

Source : DEPP, note n° 22.37, résumée par l’IH2EF[8]. Hausses calculées à partir de ces chiffres.

Le nombre moyen d’erreurs a presque doublé en trente-quatre ans. La hausse ralentit toutefois : entre 2015 et 2021, elle est deux fois plus faible qu’entre 2007 et 2015, comme le relève aussi le ministre en mars 2023, en réponse à une question écrite d’un député[13]. L’orthographe grammaticale reste la principale source de difficulté : accord du verbe avec son sujet, accords dans le groupe nominal, accord du participe passé[8].

Des écarts entre élèves

La note signale que les filles réussissent mieux que les garçons et que les résultats dépendent de l’origine sociale[8]. Le Café pédagogique, qui reprend les chiffres détaillés de la DEPP, donne des ordres de grandeur[14] :

  • en 2021, les filles font en moyenne 18 erreurs, les garçons 21 ;
  • en 1987, 13 % des élèves faisaient moins de 2 fautes ; ils sont 2 % en 2021 ;
  • en 2015, un enfant d’ouvrier ou de retraité faisait entre 19 et 20 fautes, un enfant de cadre 13.

Un siècle plus tôt : la dictée de Fénelon

Une autre enquête éclaire ces chiffres. André Chervel et Danièle Manesse ont retrouvé aux Archives nationales des dictées d’élèves réunies entre 1873 et 1877 sur un texte de Fénelon[7]. En 1986-1987, ils ont redonné ce texte à des élèves de 10 à 15 ans, du CM2 à la 3e. Ils en ont tiré La Dictée. Les Français et l’orthographe, 1873-1987 (1989).

Le résultat brut est de 7 fautes au XIXe siècle et de 8 en 1987[7]. Mais l’échantillon ancien était biaisé : les garçons y étaient surreprésentés et les élèves avaient été sélectionnés. Une fois ces biais corrigés, les auteurs obtiennent environ 10 fautes pour 1873-1877 et un peu moins de 6 pour 1986-1987[7].

Dictée de Fénelon Fautes en moyenne, après correction
1873-1877 environ 10
1986-1987 un peu moins de 6

Source : compte rendu de Jacques Gavoille, Annales, 1990[7].

Les deux enquêtes ne se contredisent pas. Les élèves de la fin des années 1980 écrivaient mieux que ceux des années 1870 sur ce texte, et la baisse mesurée par la DEPP commence après 1987. En revanche, les deux dictées sont des textes différents : on ne peut pas comparer leurs chiffres entre eux. Rien n’établit non plus que la dictée de la DEPP reprenne celle de Chervel et Manesse.

Pourquoi cette baisse ?

Les explications divergent. Médéric Gasquet-Cyrus, linguiste à Aix-Marseille Université et signataire du tract présenté plus bas, ne nie pas les fautes des élèves, mais il interroge le système lui-même : « est-ce que peut-être, aussi, l’orthographe du français est une machine à faire des fautes ? »[15]. Sur la complexité de ce système, voir l’article Pourquoi l’orthographe française est-elle si compliquée ?. La réponse ministérielle de 2023 met plutôt l’accent sur l’enseignement de la langue à l’école[13]. Les deux lectures ne s’excluent pas, et les données publiées ne permettent pas de trancher.

Surtout, ces enquêtes mesurent l’orthographe écrite en dictée. Elles ne disent rien de la façon de parler ni de l’étendue du vocabulaire.

D’où vient le chiffre des « 400 mots » ?

On lit souvent que les jeunes ne disposeraient que de quelques centaines de mots. Ce chiffre a au moins une origine documentée. En mars 2005, Le Monde rapporte un propos du linguiste Alain Bentolila sur les jeunes des quartiers pauvres[10] :

Pas simple de chercher du travail, d’ouvrir un compte en banque ou de s’inscrire à la Sécurité sociale quand on ne possède que « 350 à 400 mots, alors que nous en utilisons, nous, 2 500 », estime ainsi le linguiste Alain Bentolila, pour qui cette langue est d’une « pauvreté » absolue.

Le Monde, mars 2005, cité sur la liste de l’American Dialect Society

L’article ne précise pas comment ce chiffre a été établi. Aucune enquête publiée n’a été trouvée à son appui pour la préparation de cet article. Sur la liste de discussion de l’American Dialect Society, un lecteur qui recopie le passage le juge aussitôt absurde (« That has to be nonsense »)[10]. C’est un avis personnel, pas une réfutation publiée.

Alain Bentolila avance ailleurs des chiffres d’une autre nature. En 2021, il explique que sur 1 000 enfants de 6 ans qui entrent au cours préparatoire, « 20 % ont déjà acquis 2000 mots mais 20 % ne dépassent pas 300 mots »[17]. Ces chiffres portent sur de jeunes enfants qui apprennent à lire, pas sur des adolescents.

Toute mesure de ce genre soulève d’ailleurs des questions de méthode. Que compte-t-on comme « mot » : chaque forme (parle, parlons) ou seulement l’entrée du dictionnaire (parler) ? Mesure-t-on les mots qu’une personne comprend, ou ceux qu’elle emploie ? Dans quelle situation, et pendant combien de temps ? Tant que ces choix ne sont pas publiés, un chiffre isolé ne peut pas être vérifié.

Un débat entre linguistes et défenseurs de la langue

Le 25 mai 2023, dix-huit linguistes de France, de Belgique, de Suisse et du Canada publient chez Gallimard, sous le nom collectif de « Linguistes atterrées », un tract de 64 pages : Le français va très bien, merci[11][18]. Ils y discutent dix idées reçues et font trente propositions[11]. Parmi ces idées reçues figure celle selon laquelle « les francophones écrivent de plus en plus mal »[18]. Selon Livres Hebdo, ils rappellent que l’orthographe n’était pas mieux maîtrisée au XIXe siècle et que l’orthographe est « restée figée à 1835 »[18]. Sur le rôle de l’Académie française dans cette norme, voir l’article qui lui est consacré. Interrogé par Politis en octobre 2023, Médéric Gasquet-Cyrus, l’un des signataires, appelle à un débat fondé sur les faits : « Discutons à partir de choses vraies, pas à partir des peurs créées par Le Figaro ou CNews »[15].

Le tract a été contesté. Selon Livres Hebdo, une tribune publiée dans Le Figaro par une vingtaine de personnes, dont les académiciens Frédéric Vitoux et Michel Zink, lui reproche infantilisation et mauvaise foi[18]. En 2025, le linguiste Lionel Meney lui répond par un livre, La sociolinguistique entre science et idéologie. Selon la présentation de l’éditeur, il y relève des inexactitudes et des glissements des faits vers des jugements de valeur[19].

Ce débat porte en partie sur la norme linguistique, c’est-à-dire sur qui décide de la « bonne » façon de parler et d’écrire. Il rejoint celui sur la glottophobie, la discrimination fondée sur la façon de parler. Le tract est une prise de position collective de linguistes, pas une étude nouvelle ; ses contradicteurs défendent eux aussi une position.

Ce qu’on peut retenir

Dire que « les jeunes parlent mal » mélange plusieurs questions. La plainte contre le déclin de la langue est ancienne, et elle repose souvent sur des citations invérifiables, comme celle prêtée à Socrate. Les linguistes décrivent un parler qui varie selon la situation et se renouvelle vite. Le chiffre des « 400 mots » ne s’appuie sur aucune enquête publiée que nous ayons pu trouver.

La baisse de l’orthographe scolaire depuis 1987 est, elle, bien mesurée. Elle touche surtout les accords et pèse davantage sur les enfants des milieux populaires. Prendre cette baisse au sérieux n’oblige pas à conclure que la langue des jeunes s’appauvrit : les deux questions sont distinctes.

Bibliographie

Notes et références

  1. Jonathan Swift, A Proposal for Correcting, Improving and Ascertaining the English Tongue, lettre datée du 22 février 1711-1712 : « our language is extremely imperfect; that its daily improvements are by no means in proportion to its daily corruptions » ; « Several young men at the universities, terribly possessed with the fear of pedantry, run into a worse extreme, and think all politeness to consist in reading the daily trash sent down to them from hence ». ↑
  2. N. Shangler, « Patron’s Choice: Language Battles in the Douglas H. Gordon Collection of French Books », University of Virginia Library, Small Special Collections, 11 juillet 2013. Source secondaire ; le texte d’Estienne n’a pas été consulté. ↑
  3. Agathon, L’Esprit de la nouvelle Sorbonne, Paris, Mercure de France, 1911, section « Les résultats des méthodes nouvelles » (p. 64-73 environ, d’après le texte numérisé). ↑
  4. S. Durrer, « Bally, Charles », Dictionnaire historique de la Suisse, version du 30 décembre 2002. ↑
  5. Catalogue général de la BnF : titre La Crise du français. Notre langue maternelle à l’école et réédition de 2004 par J.-P. Bronckart, J.-L. Chiss et C. Puech. La date de la première édition n’a pas été confirmée. ↑
  6. Garson O’Toole, « Misbehaving Children in Ancient Times », Quote Investigator, 1er mai 2010, mis à jour le 27 février 2025. Le texte de Freeman n’a pas été consulté directement. ↑
  7. Jacques Gavoille, compte rendu de A. Chervel et D. Manesse, La Dictée. Les Français et l’orthographe, 1873-1987, INRP / Calmann-Lévy, 1989, dans Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 45/3, 1990, p. 649-651. ↑
  8. IH2EF, « Évaluation des acquis des élèves en orthographe en CM2 », résumé de la note d’information DEPP n° 22.37 (décembre 2022). La note elle-même n’a pas pu être consultée. ↑
  9. Sign@l (Sciences Po Lyon), sommaire de Langue française, n° 114, mai 1997 : H. Boyer, « "Nouveau français", "parler jeune" ou "langue des cités" ? Remarques sur un objet linguistique médiatiquement identifié », p. 6-15 ; B. Seux, « Une parlure argotique de collégiens », p. 82-103 ; M. Sourdot, « La dynamique du français des jeunes : sept ans de mouvement à travers deux enquêtes (1987-1994) ». ↑
  10. Paul Frank, « State of Youth Slang In France », liste ADS-L, 20 mars 2005, qui recopie un article du Monde de mars 2005. L’article du Monde n’a pas été retrouvé en ligne. ↑
  11. Sorbonne Université, « Parutions : Le français va très bien, merci », Les Linguistes atterrées, Gallimard, coll. « Tracts », 25 mai 2023. ↑
  12. Laurence Buson, compte rendu de F. Gadet, La Variation sociale en français, Cahiers de praxématique, 48, 2007. Les termes cités sont ceux du compte rendu. ↑
  13. Assemblée nationale, question écrite n° 4415 de F. Dubois (27 décembre 2022) et réponse du ministre (7 mars 2023). ↑
  14. F. Jarraud, Le Café pédagogique, 8 décembre 2022, reprenant la note DEPP n° 22.37. Chiffres arrondis. ↑
  15. F. Rulier, « Le discours catastrophiste sur le français est insupportable », entretien avec Médéric Gasquet-Cyrus, Politis, 5 octobre 2023. ↑
  16. Techno-Science.net, « Les SMS, une menace pour l’orthographe des adolescents ? », 18 mars 2014, reprenant un communiqué du CNRS sur une étude parue dans le Journal of Computer Assisted Learning (2014), non consultée directement. ↑
  17. RTBF, Tendances Première, « C’est le langage qui fait de nous des êtres humains », entretien avec Alain Bentolila, 11 mai 2021. ↑
  18. É. Dupuy, « La langue française est-elle en bonne santé ? », Livres Hebdo, 26 mai 2023 (mis à jour le 31 mai). La tribune du Figaro n’a pas été consultée directement. ↑
  19. Notice Perlego de Lionel Meney, La sociolinguistique entre science et idéologie. Une réponse aux Linguistes atterrées, Presses de l’Université Laval, 2025, reprenant la présentation de l’éditeur. Livre non consulté. ↑
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