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Grammaire et usage

Crush, ghoster, liker : comment le français digère les anglicismes du numérique

Crush, ghoster, liker : comment le français intègre les mots anglais du numérique, ce qu’en font les dictionnaires, l’Académie, le Québec et la loi Toubon.

En bref
Des mots vite intégrés Liker, ghoster ou prompter prennent la terminaison française -er : un radical anglais, une conjugaison française.
Des équivalents au succès inégal Courriel s’est imposé au Québec, mail domine en Europe, et mot-dièse a été accueilli avec ironie.
Aucune obligation pour les particuliers Depuis 1994, le Conseil constitutionnel garantit à chacun le droit de choisir ses mots ; les termes officiels n’obligent que l’administration.

Le français intègre les mots anglais du numérique comme il a toujours intégré ses emprunts : il les plie à sa grammaire. Liker se conjugue comme aimer. Un crush reçoit un genre et un article. Ghoster entre au dictionnaire avec une définition française. Le cas de crush résume le sujet. L’Académie française le déconseille depuis 2018[1]. Le Petit Robert l’accueille dans son édition 2024[2]. Le Petit Larousse fait de même dans son édition 2027[3].

Cet article décrit le phénomène sans le juger. Il rappelle d’abord que l’emprunt à l’anglais est ancien, et parfois réciproque. Il montre ensuite comment ces mots s’intègrent : leur forme, leurs verbes, leur genre, leur sens. Il présente enfin les réponses des institutions, en France et au Québec, et ce que la loi impose vraiment.

« Anglicisme » ou « emprunt à l’anglais » ?

Le mot lui-même fait débat. Un emprunt est, selon l’Office québécois de la langue française (OQLF), le fait d’« adopter intégralement ou partiellement une unité ou un trait linguistique d’une autre langue »[4]. Le mot anglicisme a pris une couleur négative. Selon l’OQLF, il désigne souvent « un emploi critiqué en raison de son origine anglaise »[4]. L’Office lui préfère donc l’expression plus neutre « emprunt à l’anglais »[4]. L’Académie française, elle, emploie anglicisme[5]. Cet article garde ce mot dans son titre, parce que c’est celui que tout le monde emploie, mais sans valeur de reproche.

Un phénomène ancien et réciproque

Les emprunts à l’anglais ne datent pas d’Internet. L’Académie cite des mots entrés avant 1700 : ajourner, boulingrin, contredanse, gentleman[5].

L’échange va aussi dans l’autre sens. L’anglais a longtemps emprunté au français, et certains de ces mots reviennent. L’Académie parle de « réintroductions de termes anciennement empruntés au français par l’anglais », comme challenge et coach[5]. L’article sur les mots français en anglais raconte ce premier voyage.

Quelle place l’anglais occupe-t-il vraiment ? L’Académie a fait le compte pour la 9e édition de son dictionnaire. Sur 38 897 mots, 686 sont d’origine anglaise, soit 1,76 %[5]. L’italien fait davantage : 753 mots, soit 1,93 %[5]. Parmi les mots empruntés, l’anglais représente 25,18 %, derrière l’italien (27,42 %)[5].

Ce chiffre a une limite. Le Dictionnaire de l’Académie est sélectif et accueille peu de néologismes récents. Il mesure un stock de mots reconnus, pas la fréquence des emprunts dans l’usage d’aujourd’hui.

Les formes de l’emprunt

L’OQLF classe les emprunts selon leur degré d’intégration. Ce degré, note-t-il, « est très variable »[4]. Le tableau suivant reprend ses catégories et ses exemples[6].

Type d’emprunt Définition (OQLF) Exemples
Emprunt intégral Transfert de la forme et du sens d’un mot, parfois avec une graphie adaptée caméraman, chèque (check), pouding (pudding)
Emprunt hybride Forme mixte qui combine un élément anglais et un élément français performer (to perform), dopage (doping)
Emprunt sémantique Mot français qui reçoit un sens nouveau venu de l’anglais souris (informatique), réaliser, portable
Faux anglicisme Mot à consonance anglaise créé en français brushing

Les verbes du numérique comme liker, ghoster ou spammer relèvent de la deuxième catégorie : un radical anglais, une terminaison française[6]. Crush ou hashtag, eux, sont des emprunts intégraux.

Les verbes : la machine du premier groupe

Les verbes venus de l’anglais sont d’ordinaire intégrés à la grammaire française[8]. Ils prennent alors la terminaison -er, celle du premier groupe de conjugaison.

Liker en est l’exemple le plus courant. Le Larousse en ligne le donne comme verbe transitif, « de l’anglais to like ». Il le définit ainsi : « Signifier qu’on apprécie ou qu’on approuve un contenu (texte ou image) sur un site Web en cliquant sur le bouton dédié »[7]. Son exemple : « Liker une vidéo »[7].

Ghoster suit le même modèle. Le Petit Robert 2024 le définit comme le fait de « rompre soudainement tout contact avec (qqn) sans fournir d’explication, spécialement dans les relations amoureuses »[2]. Plus récemment, le Petit Larousse 2027 a accueilli prompter : « envoyer un prompt, une instruction à un algorithme d’intelligence artificielle générative pour obtenir une réponse ciblée »[3]. Le verbe est formé sur l’anglais prompt, auquel s’ajoute la terminaison française.

Une fois muni de sa terminaison, le verbe entre dans la grammaire française : il a un participe passé, ghosté, et se construit comme les autres verbes, elle m’a ghosté[8].

Une nouveauté au Québec : le verbe sans terminaison

La linguiste Marie-Eve Bouchard a étudié un phénomène récent du français québécois[8]. D’ordinaire, rappelle-t-elle, les verbes empruntés sont intégrés à la grammaire : il va crasher, elle m’a ghosté. Mais depuis quelques années, une autre stratégie apparaît : le radical anglais reste nu, sans terminaison française. On entend alors il va crash et elle m’a ghost[8].

Son enquête montre que cet usage n’est pas réparti au hasard. Selon elle, les jeunes Montréalais qui maîtrisent bien l’anglais l’emploient le plus et le jugent le plus favorablement. À Québec, la ville, il est moins employé et moins bien accepté. L’âge et le lieu comptent parmi les facteurs significatifs[8].

Cette étude porte sur le Québec. Aucune source consultée pour cet article ne décrit le même phénomène en France : on ne peut pas l’y transposer.

Le genre : un crush, un hashtag

En français, un nom emprunté reçoit un genre, masculin ou féminin. L’article sur le genre grammatical montre combien cette attribution peut être arbitraire.

Pour crush, les sources consultées convergent vers le masculin. Le dictionnaire Linternaute le donne comme nom masculin[9]. L’exemple du Petit Robert 2024, cité par la presse, est « Avoir un crush pour, sur qqn »[2]. L’Académie condamne la tournure « Avoir un crush pour quelqu’un », elle aussi au masculin[1]. Le Larousse en ligne donne hashtag et spam comme noms masculins[11].

Comment un emprunt reçoit-il son genre ? Le cas de team donne une piste. Selon l’Académie, les dictionnaires le présentent comme masculin. Mais depuis les Jeux olympiques de 1992, il est parfois employé au féminin, surtout dans dream team. Il prendrait alors le genre de son équivalent français, équipe[10]. On peut se demander si le même mécanisme joue pour crush : ses équivalents béguin et coup de cœur sont masculins. C’est une hypothèse de cet article, pas un fait établi par les sources.

Le sens qui bouge

Un mot emprunté ne garde pas toujours son sens d’origine. Il peut aussi en gagner de nouveaux.

Crush désigne d’abord un sentiment. Linternaute le définit comme « une attirance pour quelqu’un, un désir, une pulsion », qui renvoie en général à « un sentiment passager »[9]. Mais il désigne aussi la personne : « personne pour laquelle on éprouve du désir »[9]. Le Petit Larousse 2027 étend même le mot aux objets : « coup de cœur pour quelque chose »[3].

Le mot entre aussi dans des constructions nouvelles, formées en français. Le Petit Robert 2024 cite être en crush sur qqn, à côté d’avoir un crush pour, sur qqn[2].

L’emprunt sémantique va plus loin encore : il ne fait entrer aucune forme anglaise. Le mot souris, en informatique, en est l’exemple type selon l’OQLF[6]. C’est un mot français ordinaire qui a reçu un sens venu de l’anglais.

Les réponses des institutions

Face aux mots anglais, la France et le Québec proposent des équivalents. Les procédés et les résultats diffèrent.

Le Québec : la fabrique des mots-valises

L’OQLF a souvent répondu par des mots-valises, c’est-à-dire des mots formés en soudant deux mots existants.

Courriel est la contraction de courrier et électronique[12]. L’OQLF ne l’a pas inventé, mais il a « joué un rôle majeur dans sa diffusion »[12]. Il l’a intégré à son Vocabulaire d’Internet en 1997, puis l’a officialisé en 1998[12]. L’Office déconseille email et mail, qui selon lui s’intègrent mal au français et concurrencent un terme bien établi[12].

Pourriel soude poubelle et courriel. L’OQLF l’a proposé en mai 1997[13]. D’abord réservé au courrier, il s’applique aujourd’hui à « toute communication électronique importune »[13]. L’Office déconseille spam, « parce qu’il n’est pas légitimé au Québec et qu’il ne s’intègre pas aisément à la langue française »[13].

Clavarder soude clavier et bavarder[14]. Il signifie « converser en mode texte, de façon interactive et en temps réel avec d’autres internautes »[14]. L’OQLF l’a proposé en octobre 1997 et déconseille chatter et tchatter[14].

La France : des termes publiés au Journal officiel

En France, les équivalents officiels sont élaborés par la Commission d’enrichissement de la langue française. Le ministère de la Culture a décrit le parcours d’un terme : un groupe d’experts le propose, la Commission l’examine, l’Académie française donne son avis, puis le ministre l’approuve avant sa publication au Journal officiel[16].

Infox est né ainsi, comme équivalent de fake news. Il est formé sur information et intoxication[16]. Un premier candidat, fallace, a été écarté : « Difficile, en effet, de faire revivre ce mot tombé dans l’oubli »[16].

Divulgâcher, équivalent de to spoil, est recommandé en France depuis 2020[17]. Il signifie « gâcher l’effet de surprise chez le lecteur ou le spectateur en dévoilant tout ou partie de l’intrigue d’une œuvre de fiction »[17]. Il a des dérivés : divulgâcheur, divulgâchage, divulgâchis[17]. Le Québec avait pris de l’avance : l’OQLF proposait dès mai 2014 le nom divulgâcheur, mot-valise de divulgateur et gâcheur[17]. L’anglicisme a pourtant gagné sa place : spoiler est entré au Petit Robert 2024[2] [26].

Mot-dièse, équivalent de hashtag, a été publié au Journal officiel en janvier 2013, selon Techno-Science.net[15]. Le site rapporte un accueil ironique sur Twitter : des utilisateurs se demandaient si un terme plus simple n’aurait pas été préférable[15]. Le Québec emploie mot-clic[11].

L’Académie : « Dire, ne pas dire »

L’Académie française tient une rubrique de conseils, « Dire, ne pas dire ». En 2018, elle y a traité crush. Le français, écrit-elle, a « de nombreux termes pour désigner ces attractions, le plus souvent passagères » ; « on réservera crush à l’anglais »[1]. Elle propose avoir un petit faible, un penchant, en pincer pour, avoir le béguin[1]. Elle traite de la même manière buzz, mot « que l’on emploie trop souvent » pour ce qui « fait jaser » sur les réseaux[19]. Ces avis sont des conseils. L’article sur le pouvoir de l’Académie française précise leur portée.

Le tableau des équivalents

Mot anglais Équivalent officiel ou proposé Qui le propose, et quand Ce qu’en disent les dictionnaires consultés
e-mail, mail courriel OQLF (1997-1998) ; France (2003)[12] —
spam pourriel OQLF (mai 1997)[13] Larousse en ligne : spam, n. m.[11]
chat, tchatter clavarder OQLF (octobre 1997)[14] —
hashtag mot-dièse (France), mot-clic (Québec) France (JO, janvier 2013)[15] Larousse en ligne : hashtag, n. m., avec renvoi à mot-dièse[11]
spoiler divulgâcher, divulgâcheur OQLF (2014) ; France (2020)[17] Petit Robert 2024 : spoiler[2]
fake news infox Commission d’enrichissement (France)[16] —
crush béguin, penchant, en pincer pour Académie française (2018)[1] Petit Robert 2024[2] ; Petit Larousse 2027[3]
ghoster aucun relevé dans nos sources — Petit Robert 2024[2] ; absent du Larousse en ligne[11]
liker aucun relevé dans nos sources — Larousse en ligne : v. t.[7]
cringe malaisant, gênance (nés dans l’usage) — Larousse en ligne : malaisant et gênance présents, cringe absent[11]

Le tiret signale qu’aucune information n’a été relevée dans les sources consultées. Les entrées du Larousse en ligne ont été consultées le 11 octobre 2026.

Ces équivalents n’ont pas tous la même fortune. Les sources donnent des indices, pas des mesures. L’OQLF lui-même note des différences régionales : courriel au Québec, mail en Europe[23]. Mot-dièse a été moqué à sa sortie[15]. Au Québec, allosexuel et altersexuel, proposés pour remplacer queer, ne se sont pas implantés, selon un article de Mireille Elchacar[18]. Pour infox et divulgâcher, aucune donnée d’usage n’a été consultée pour cet article.

Ce que la loi impose, et ce qu’elle n’impose pas

La loi du 4 août 1994, dite loi Toubon, fait du français la langue « de l’enseignement, du travail, des échanges et des services publics »[20]. Elle l’impose dans la présentation des produits, ou dans les émissions et messages publicitaires[20]. Elle porte sur la présence du français, pas sur la qualité de son usage ni sur la conversation orale en entreprise[20]. Les services publics, eux, doivent employer les termes officiels quand il en existe[20].

Le ministère de la Culture le résume à propos d’infox : la publication au Journal officiel « oblige l’administration à l’utiliser, mais ce n’est qu’une recommandation pour les citoyens »[16]. Il ajoute : « On ne peut pas légiférer sur l’entrée d’un mot dans la langue »[16].

Jacques Toubon lui-même le confirmait en 2024, trente ans après sa loi : « Il ne s’agit pas, bien sûr, de réduire la liberté de parler comme on le souhaite »[22]. Il rappelait aussi la limite posée par le juge : « Nous avions tenté, dans l’article 2 du projet de loi, d’aller un peu plus loin du côté de l’espace privé, mais cela nous fut refusé par le Conseil constitutionnel »[22]. L’article sur la norme linguistique et le pouvoir replace cette loi dans une comparaison plus large.

Qui décide ? L’usage

Si la loi n’oblige personne, qui fait entrer un mot dans la langue ? Les dictionnaires répondent : ceux qui le parlent.

Pour Le Robert, « un mot entre dans le dictionnaire lorsque nous considérons qu’il est bien implanté dans la langue française », explique Géraldine Moinard[24]. Chez Larousse, Carine Girac-Marinier observe surtout la presse : « lorsque les journalistes utilisent le mot, c’est que le grand public va le côtoyer aussi »[25]. L’OQLF, de son côté, juge un emprunt selon son ancienneté, sa conformité au système du français et son implantation dans l’usage[23]. Il reconnaît que « l’usage l’emporte très souvent sur les recommandations »[23]. L’article sur l’entrée des mots dans le dictionnaire détaille ces méthodes.

Les jeunes jouent ici un rôle visible. Charles Bimbenet, directeur général du Robert, l’a dit en 2023 : « Les jeunes générations contribuent au renouvellement du lexique – parfois en puisant dans la langue anglaise –, pour parler des interactions sociales », et il citait crush et ghoster[2]. L’anglais n’est pas leur seule source. Le vocabulaire venu de l’arabe maghrébin ou celui de l’anglais afro-américain passé par Internet en témoignent.

L’usage crée aussi ses propres équivalents français, sans décret. Le Larousse en ligne enregistre l’adjectif malaisant, « qui met mal à l’aise, suscite la gêne »[11]. Il enregistre aussi le nom familier gênance, « sentiment de gêne, d’embarras, de malaise »[11]. Au moment où nous écrivons, l’anglais cringe, de sens voisin, n’y a pas d’entrée[11]. Là, ce sont deux mots formés en français qui sont entrés dans ce dictionnaire, pas l’anglicisme.

Repères des mots anglais du numérique en français
  1. Le Conseil constitutionnel garantit à chacun le choix de ses mots (29 juillet) ; la loi Toubon porte la date du 4 août[21] [20].
  2. L’OQLF propose pourriel (mai) et clavarder (octobre), et intègre courriel à son Vocabulaire d’Internet[13] [14] [12].
  3. Officialisation de courriel au Québec[12].
  4. Courriel recommandé en France par la Commission d’enrichissement[12].
  5. Mot-dièse publié au Journal officiel (janvier)[15].
  6. L’OQLF propose divulgâcheur (mai)[17].
  7. L’Académie française déconseille crush (5 juillet)[1].
  8. Divulgâcher recommandé en France[17].
  9. Crush, ghoster et spoiler entrent au Petit Robert 2024, annoncés en mai[2] [26].
  10. Crush et prompter entrent au Petit Larousse 2027, en vente le 20 mai[3].

Conclusion

Crush, ghoster et liker ne sont pas des corps étrangers dans le français. Ils y reçoivent une conjugaison, un genre, de nouveaux sens et de nouvelles constructions. Les institutions proposent des équivalents, avec un succès inégal selon les mots et selon les pays. La loi, elle, laisse chacun libre de ses mots. Au bout du compte, ce sont les locuteurs qui tranchent, et les dictionnaires qui enregistrent leur choix. Crush le montre bien : parti de l’ancien français, passé par l’anglais, il revient aujourd’hui avec un article et un genre français.

Bibliographie

  • Académie française, « Crush pour Béguin », « Dire, ne pas dire », 5 juillet 2018. En ligne.
  • Académie française, « Buzz », « Dire, ne pas dire ». En ligne.
  • Académie française, réponse à Stéphane M. (France) sur team, « Dire, ne pas dire », 3 mars 2016. En ligne.
  • Académie française, « Anglicismes et autres emprunts », Questions de langue, Dictionnaire de l’Académie française. En ligne.
  • Bouchard, Marie-Eve, « J’va share mon étude sur les anglicismes avec vous autres! A sociolinguistic approach to the use of morphologically unintegrated English-origin verbs in Quebec French », Journal of French Language Studies, 33 (2), 2023, p. 168-196. En ligne.
  • Conseil constitutionnel, décision n° 94-345 DC du 29 juillet 1994. En ligne.
  • Elchacar, Mireille, « The Influence of English on Neologisms for Nonbinary Gender Identities and Sexual Orientations in Quebec French: Between Variation and Purism », American Speech, 98 (1), 2023, notice R-Libre (TÉLUQ). En ligne.
  • Larousse en ligne, entrées « liker », « malaisant », « gênance », « hashtag », « spam », consultées le 11 octobre 2026. liker, malaisant, gênance, hashtag, spam.
  • Linternaute, dictionnaire, « crush ». En ligne.
  • Ministère de la Culture, « Garantir l’emploi du français ». En ligne.
  • Ministère de la Culture, « Terminologie : comment est né le mot "infox" », 18 mars 2019. En ligne.
  • Ministère de la Culture, « 30 ans de la loi Toubon : parler français au quotidien dans l’espace public », 4 décembre 2024. En ligne.
  • Office québécois de la langue française, Banque de dépannage linguistique, « L’emprunt linguistique : définition, contexte et traitement ». En ligne.
  • Office québécois de la langue française, Banque de dépannage linguistique, « Questions fréquentes sur l’emprunt linguistique ». En ligne.
  • Office québécois de la langue française, Banque de dépannage linguistique, « Typologie des emprunts ». En ligne.
  • Office québécois de la langue française, Grand dictionnaire terminologique, fiches « courriel » (2023, et reprise de FranceTerme, 2003), « pourriel » (2024), « clavarder » (2021), « divulgâcher » (reprise de FranceTerme, 2020), « divulgâcheur » (2016). courriel, courriel, FranceTerme, pourriel, clavarder, divulgâcher, divulgâcheur.
  • « Complosphère, infonuagique et ghoster entrent dans le dictionnaire Le Robert », Noovo, 9 mai 2023. En ligne.
  • « Crush, spoiler, greenwashing : le dictionnaire se met à jour », Presse-citron, 10 mai 2023. En ligne.
  • « Le "hashtag" officiellement francisé en… "mot-dièse" », Techno-Science.net, 23 janvier 2013. En ligne.
  • « Crush, bouiner et prompter entrent dans le dictionnaire », La Télé (Vaud-Fribourg), 12 mai 2026. En ligne.
  • « Voici les nouveaux mots qui s’ajoutent dans le Petit Robert et le Petit Larousse 2027 », Noovo, mai 2026. En ligne.
  • « Du "crush" à l’IA : ce que révèlent les nouveaux mots du Larousse 2027 », Journal de l’économie, 4 mai 2026. En ligne.

Notes et références

  1. Académie française, « Crush pour Béguin », « Dire, ne pas dire », 5 juillet 2018. ↑
  2. « Complosphère, infonuagique et ghoster entrent dans le dictionnaire Le Robert », Noovo, 9 mai 2023, qui reprend les définitions du Petit Robert 2024 et la déclaration de Charles Bimbenet. La presse indique que crush et ghoster y sont marqués « anglicisme, familier ». ↑
  3. « Crush, bouiner et prompter entrent dans le dictionnaire », La Télé, 12 mai 2026, qui cite les définitions du Petit Larousse 2027 ; date de mise en vente (20 mai 2026) d’après Noovo, mai 2026. Le genre et la marque d’usage retenus par le Larousse pour crush n’ont pas pu être consultés. ↑
  4. OQLF, Banque de dépannage linguistique, « L’emprunt linguistique : définition, contexte et traitement ». ↑
  5. Académie française, « Anglicismes et autres emprunts », Questions de langue (chiffres de la 9e édition du Dictionnaire de l’Académie française). ↑
  6. OQLF, Banque de dépannage linguistique, « Typologie des emprunts ». ↑
  7. Larousse en ligne, « liker », consulté le 11 octobre 2026. ↑
  8. Bouchard, « J’va share mon étude sur les anglicismes avec vous autres! », Journal of French Language Studies, 2023 (résumé et page de présentation). Les exemples il va crash et elle m’a ghost viennent du résumé. ↑
  9. Linternaute, dictionnaire, « crush ». ↑
  10. Académie française, réponse à Stéphane M. (France) sur team, « Dire, ne pas dire », 3 mars 2016 (propos reformulés). ↑
  11. Larousse en ligne, entrées « hashtag », « spam », « malaisant » et « gênance », consultées le 11 octobre 2026. À cette date, les pages crush, cringe, ghoster et spammer ne donnaient pas d’entrée. ↑
  12. OQLF, Grand dictionnaire terminologique, fiche « courriel » (2023) ; fiche « courriel » reprise de FranceTerme (Commission d’enrichissement de la langue française, 2003). Le motif du rejet d’email et de mail est reformulé. ↑
  13. OQLF, Grand dictionnaire terminologique, fiche « pourriel » (2024). ↑
  14. OQLF, Grand dictionnaire terminologique, fiche « clavarder » (2021). ↑
  15. « Le "hashtag" officiellement francisé en… "mot-dièse" », Techno-Science.net, 23 janvier 2013. ↑
  16. Ministère de la Culture, « Terminologie : comment est né le mot "infox" », 18 mars 2019. Les étapes de la procédure sont résumées. ↑
  17. OQLF, Grand dictionnaire terminologique, fiche « divulgâcher » (reprise de FranceTerme, 2020) et fiche « divulgâcheur » (OQLF, mise à jour 2016). ↑
  18. Elchacar, « The Influence of English on Neologisms… », American Speech, 2023 (résumé de la notice R-Libre, propos reformulés). ↑
  19. Académie française, « Buzz », « Dire, ne pas dire ». ↑
  20. Ministère de la Culture (DGLFLF), « Garantir l’emploi du français ». ↑
  21. Conseil constitutionnel, décision n° 94-345 DC du 29 juillet 1994, considérants 6, 9 et 10. ↑
  22. Ministère de la Culture, « 30 ans de la loi Toubon », 4 décembre 2024 (entretien avec Jacques Toubon). ↑
  23. OQLF, Banque de dépannage linguistique, « Questions fréquentes sur l’emprunt linguistique ». ↑
  24. Géraldine Moinard, citée par Noovo, « Voici les nouveaux mots qui s’ajoutent dans le Petit Robert et le Petit Larousse 2027 », mai 2026. ↑
  25. Carine Girac-Marinier, citée par le Journal de l’économie, 4 mai 2026. ↑
  26. « Crush, spoiler, greenwashing : le dictionnaire se met à jour », Presse-citron, 10 mai 2023. ↑
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