Le francoprovençal est une langue romane, c’est-à-dire issue du latin, parlée autour de Lyon, de Genève et d’Aoste. On le range parmi les langues gallo-romanes, celles qui sont nées du latin parlé en Gaule. À côté des langues d’oïl, au nord (dont le français), et de l’occitan, au sud, il est traité comme un troisième ensemble depuis les années 1870. Ce n’est pas un français déformé ni un provençal égaré vers le nord. C’est une langue qui a ses propres règles. Sa place exacte reste toutefois discutée : la base Glottolog, par exemple, le rattache à l’ensemble d’oïl.
Pourtant, son nom reste peu connu. Localement, on l’appelle « patois ». Les savants l’appellent « francoprovençal », d’un mot qui prête à confusion. Des militants proposent « arpitan ». Et la langue est partagée entre trois États.
Cet article présente d’abord l’aire de la langue et son origine, puis la façon dont Ascoli l’a identifiée et le problème de son nom. Il décrit ensuite quelques traits qui la distinguent du français, sa littérature ancienne et les mots qu’elle a donnés au français. Il termine par son statut dans les trois pays et par sa situation actuelle.
Une langue entre oïl et oc
Le francoprovençal est parlé dans le sud-est de la France et dans les régions voisines de Suisse et d’Italie[1]. Le linguiste Manuel Meune en donne la liste des régions concernées : « Beaujolais, Bresse, Bugey, Dauphiné, Charolais, Dombes, Forez, Genève, Franche-Comté, Fribourg, Lyonnais, Mâconnais, Neuchâtel, Piémont, Savoie, Valais, Vallée d’Aoste, Vaud »[2]. La Franche-Comté figure dans cette liste, mais le franc-comtois, lui, est rangé parmi les langues d’oïl par le rapport Cerquiglini (voir plus bas).
S’y ajoutent deux villages isolés de l’Italie du Sud, Faeto et Celle di San Vito, dans la province de Foggia (Pouilles). Le francoprovençal y cohabite avec l’italien et des dialectes italo-romans[3].
La base de données Glottolog, référence internationale pour la classification des langues, enregistre la langue sous le nom « Arpitan ». Elle lui attribue le code ISO 639-3 frp, c’est-à-dire l’identifiant normalisé des langues du monde, et recense neuf dialectes, parmi lesquels le lyonnais, le savoyard, le valaisan, le vaudois et celui de la Vallée d’Aoste[4].
Le rapport Cerquiglini de 1999, qui dressait la liste des langues de France, inscrit le francoprovençal comme une langue distincte. Il le sépare de l’occitan et des langues d’oïl, comme le franc-comtois, le wallon, le picard ou le gallo[5].
Ce classement en trois ensembles n’est pas le seul. Glottolog range le groupe francoprovençal (Francoprovencalic) à l’intérieur de l’ensemble « oïl »[4]. Et Meune, tout en rappelant que pour Ascoli ces parlers formaient un groupe spécifique et non une zone de transition, note qu’« à plusieurs égards » ils « apparaissent plus proches » des parlers d’oïl[2]. La frontière entre le francoprovençal et l’ensemble d’oïl dépend donc du classement retenu.
Une naissance autour de Lyon
Pour Manuel Meune, le francoprovençal « résulte de l’évolution du latin depuis le centre économique et politique qu’était Lyon (Lugdunum en latin) »[2]. La ville était alors un centre économique et politique de la Gaule romaine (voir l’article sur le nom de Lyon). Le latin parlé qui en rayonnait aurait évolué à sa manière. Le cadre général de cette évolution est celui décrit dans l’article Du latin au français.
Une autre explication a longtemps circulé. Elle met en avant les Burgondes, un peuple germanique installé dans la région au début du Moyen Âge. Cette thèse est attribuée au romaniste Walther von Wartburg (1936). Selon lui, la langue des Burgondes aurait influencé le latin local et l’aurait séparé de ses voisins. Cette attribution n’est connue ici que par des sources secondaires[6]. Meune estime que « l’épisode burgonde ne semble pas y avoir laissé de traces linguistiques germaniques originales », sinon dans les noms de lieux[2]. D’après des résumés de travaux qui n’ont pas pu être lus en entier pour cet article, d’autres chercheurs (Schülé et Hilty, Pierre Gardette) ont, eux aussi, réduit le rôle des Burgondes, Gardette insistant plutôt sur les routes qui reliaient Lyon à Aoste et à Rome[6].
Ascoli et le « type franco-provençal »
Une définition
La langue a été identifiée par le linguiste italien Graziadio Isaia Ascoli (1829-1907)[2]. Il l’a fait dans une étude intitulée Schizzi franco-provenzali (« Esquisses franco-provençales »). Voici sa définition, traduite de l’italien :
J’appelle franco-provençal un type linguistique qui réunit, avec quelques caractères qui lui sont propres, d’autres caractères en partie communs au français, en partie communs au provençal, et qui ne provient pas d’une confluence tardive d’éléments divers, mais atteste au contraire sa propre indépendance historique […].
Le texte italien dit : « non proviene già da una tarda confluenza di elementi diversi, ma bensì attesta la sua propria indipendenza istorica »[7]. L’idée est simple. Le francoprovençal partage des traits avec le français, d’autres avec l’occitan. Mais ce n’est pas le produit d’un mélange : c’est une branche à part entière.
Une date à préciser
On lit, selon les ouvrages, 1873, 1874 ou 1878 pour cette découverte. Meune écrit : « C’est en 1873 que le linguiste italien […] a identifié cette langue néo-latine »[2]. Le texte même du volume permet de comprendre l’écart. Les Schizzi ont été rédigés vers 1873-1874 : ils citent un recueil paru à Imola en 1873 et une étude parue à Berlin en 1874. Ils ont paru dans le tome III de l’Archivio glottologico italiano, la revue dirigée par Ascoli. Or ce tome contient une lettre datée du 5 avril 1878 : il a donc été publié par fascicules, et le volume complet est daté de 1878[7]. L’historien de la linguistique Nunzio Maccarrone signale en outre qu’une critique de Paul Meyer a paru dès 1875, preuve que l’étude circulait avant la date du volume[8].
Un nom qui prête à confusion
Le nom forgé par Ascoli, « franco-provençal », suggère précisément ce qu’il voulait écarter : un mélange de français et de provençal. Meune le juge « technique et peu inspirant, répondant à une logique surtout scientifique »[2]. On l’écrit avec ou sans trait d’union. Selon Meune, un colloque de dialectologie tenu à Neuchâtel en 1969 a proposé d’abandonner le trait d’union, pour écarter l’idée d’un mélange ; les universitaires écrivent depuis presque toujours « francoprovençal », comme Cerquiglini ou le phonéticien Jonathan Kasstan[2]. La graphie « franco-provençal » reste employée, par exemple dans les textes du Conseil fédéral suisse, et Meune lui-même écrit « franco(-)provençal ».
Deux autres noms existent :
| Nom | Origine | Usage |
|---|---|---|
| francoprovençal | Ascoli, années 1870 | nom savant, préféré par les universitaires |
| arpitan | néologisme formé sur la racine arp- « prairie de montagne » | promu depuis 2004 par l’Aliance culturèla arpitana[2] ; retenu par Glottolog |
| patois | dénomination locale | nom employé par les locuteurs eux-mêmes[1], et par des institutions suisses |
Le mot patois n’a ici rien de péjoratif : c’est le nom que les locuteurs donnent à leur langue. Il figure jusque dans le titre d’une institution scientifique, le Glossaire des patois de la Suisse romande. L’histoire plus large du mot, et la politique qui a voulu « anéantir les patois » sous la Révolution, sont traitées dans l’article sur le rapport de l’abbé Grégoire.
Ce qui le distingue du français
Le francoprovençal n’a pas de forme unique : il se compose de nombreux parlers locaux. Le phonéticien Jonathan Kasstan, qui a décrit le parler lyonnais de Saint-Martin-en-Haut, relève toutefois plusieurs traits caractéristiques[1].
| Trait | Francoprovençal | Exemple (lyonnais) |
|---|---|---|
| a latin accentué en syllabe ouverte (terminée par une voyelle) | conservé en /a/, alors que le français standard l’a changé en /e/ ou /ɛ/ | latin NASUM > nâs [ˈnɔ] « nez » : à Saint-Martin-en-Haut, ce /a/ conservé est ensuite devenu [ɔ] |
| Voyelles finales non accentuées | plusieurs sont conservées | latin TABULAM > trâbla « table » ; VACCAM > vache [ˈvaʃi] « vache » |
| Place de l’accent | tantôt sur l’avant-dernière syllabe, tantôt sur la dernière | cela [səˈla] « cela » ; sela [ˈsøla] « chaise » |
L’exemple de nâs demande une précision. Selon Kasstan, le francoprovençal a conservé le /a/ latin dans cette position. Mais à Saint-Martin-en-Haut, une évolution plus tardive a changé ce /a/ en [ɔ] : nâs s’y prononce [ˈnɔ][1]. Dans ce parler, l’exemple illustre donc l’étape suivante, et non le maintien du son [a] lui-même.
Le dernier exemple montre ce que permet un accent mobile. Les deux mots se distinguent notamment par la place de l’accent : sur la fin du mot dans cela, sur le début dans sela.
L’exemple de vache mérite une remarque. La voyelle finale s’y prononce [i], et non [a]. C’est l’effet de la consonne qui précède, que Kasstan range parmi les palatales (prononcées avec la langue rapprochée du palais ; ici le son ch) : après elle, l’ancien a final a pris une autre couleur[1].
Une littérature ancienne et discontinue
Le francoprovençal s’écrit depuis le Moyen Âge. Selon Meune, on conserve des textes « notariaux ou religieux, en particulier dans la région de Grenoble, dès le XIIIe siècle »[2].
La figure la plus connue de cette période est Marguerite d’Oingt. Née vers 1240 dans une famille noble du Beaujolais, elle devint prieure d’une chartreuse. Elle a écrit en latin et en francoprovençal : une Page de méditations sur le péché et le salut, un Miroir qui rapporte une vision du Christ, une Vie de sainte Béatrice d’Ornacieux et des lettres[10]. La bibliothèque municipale de Grenoble conserve un manuscrit du XVIIe siècle qui contient une traduction française de ses œuvres, faite vers 1640, accompagnée des textes originaux en latin et en francoprovençal. Il ne s’agit donc pas du manuscrit médiéval[11].
La production écrite est ensuite restée dispersée. Meune parle d’une littérature tardive et mentionne, à Genève, la Chanson de l’Escalade[2].
Cette absence de norme dure encore. Selon Kasstan, la plupart des locuteurs des monts du Lyonnais qui écrivent dans leur parler utilisent leur propre système d’orthographe, fondé sur la prononciation. Une graphie commune à plusieurs parlers, l’Orthographe de référence B (ORB), a été proposée en 2003 ; c’est elle que Kasstan emploie[1].
Des mots passés en français
Le français a emprunté plusieurs mots aux parlers francoprovençaux des Alpes. Le Trésor de la langue française (TLFi) en retrace l’histoire.
| Mot | Première attestation régionale | Jalons suivants | Origine selon le TLFi |
|---|---|---|---|
| chalet | 1328, pays de Vaud (latin chaletus « habitation du personnel d’un alpage ») | Valais (1379), Fribourg (1408) ; en français depuis 1723 ; popularisé par Rousseau en 1761 | base pré-indo-européenne *cala « abri de montagne » et suffixe -ittu[12] |
| luge | 1398, Neuchâtel (« traîneau servant à transporter le bois, le foin, la pierre ») | 1537, Genève, au sens de « petit traîneau » pour glisser | gaulois *slodia selon l’hypothèse de Rohlfs[13] |
| avalanche | 1487, Fribourg | 1490, Fribourg, dans un texte en francoprovençal | croisement de aval, avaler « descendre », et de lavanche, d’origine obscure[14] |
| crétin | 1660, Vaud | en français en 1750 ; sens « être stupide » en 1835 | latin christianus « chrétien »[15] |
Le mot chalet doit sa diffusion à la littérature. Il est attesté dans le domaine français depuis 1723, mais c’est La Nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau (1761) qui l’a rendu courant[12].
L’histoire d’avalanche montre une rencontre de deux mots. Le terme alpin lavanche était répandu dans tout le sud-est de la France et jusqu’au Val d’Aoste. Il s’est croisé avec aval et avaler, au sens ancien de « descendre ». Un compte fribourgeois de 1490 l’emploie déjà en francoprovençal : « Pour decupillie una avalanche que ere chisa en la raye dou mulin »[14]. L’origine de lavanche elle-même reste obscure. Le TLFi évoque un type prélatin *lavanca, ou plus vraisemblablement le latin labina « éboulement » muni d’un suffixe -anca.
Le cas de crétin relève de l’histoire médicale. Le mot désignait les personnes atteintes de crétinisme, une maladie alors endémique dans les régions alpines de Suisse romande. Il vient du latin christianus, avec un passage de -ianu à -in que le TLFi juge « caractéristique du fr.-prov. ». Son premier sens était « malheureux » : désigner ces malades comme des « chrétiens » était un euphémisme, c’est-à-dire une façon adoucie de les nommer. Le français l’a reçu en 1750 à propos des « crétins du Valais ». Le sens injurieux d’« être stupide » n’apparaît qu’en 1835[15].
Le français régional parlé aujourd’hui en Vallée d’Aoste garde aussi des mots propres. Selon Kamilla Kurbanova, rabeilleur « rebouteux » est un emprunt direct au patois valdôtain, si bien installé que beaucoup de locuteurs le croient français ; mayen « pâturage à mi-montagne » est connu aussi en Savoie et en Suisse[16].
Trois pays, trois statuts
- XIIIe siècleTextes notariaux et religieux, notamment autour de Grenoble ; œuvres de Marguerite d’Oingt, née vers 1240.
- Première attestation de chalet, sous la forme latinisée chaletus, dans le pays de Vaud.
- 1873–1878Ascoli définit le « type franco-provençal » dans ses Schizzi franco-provenzali (rédigés vers 1873-1874, tome daté de 1878).
- Fondation du Glossaire des patois de la Suisse romande.
- René Willien crée le Concours Cerlogne pour les écoles de la Vallée d’Aoste.
- Le rapport Cerquiglini (avril) range le francoprovençal parmi les langues de France ; loi italienne n° 482 du 15 décembre.
- L’Aliance culturèla arpitana commence à promouvoir le nom arpitan, selon Manuel Meune.
- Le Conseil fédéral suisse reconnaît le franco-provençal comme langue minoritaire (7 décembre).
En France
En France, le francoprovençal n’a été reconnu par le ministère de la Culture comme « langue de France » qu’en 1999[1]. La même année, le rapport remis au gouvernement par le linguiste Bernard Cerquiglini l’inscrit dans la liste des langues de la France métropolitaine, à part de l’occitan et des langues d’oïl[5].
En Suisse
En Suisse romande, les parlers francoprovençaux sont étudiés depuis longtemps. Le Glossaire des patois de la Suisse romande (GPSR), fondé en 1899 et rattaché à l’université de Neuchâtel, en documente le vocabulaire. C’est l’un des quatre « vocabulaires nationaux » de la Suisse[17].
La reconnaissance politique est plus récente. Le 7 décembre 2018, avec son septième rapport sur la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, le Conseil fédéral a reconnu le franco-provençal et le franc-comtois comme langues minoritaires. Il suivait une recommandation du Conseil de l’Europe et voulait donner « une nouvelle visibilité à l’ensemble des patois de Suisse romande », des langues « menacées de disparaître »[18]. Le cas suisse fait écho à d’autres questions de variété régionale traitées sur ce site, comme celle de septante et nonante.
En Italie
En Italie, la loi n° 482 du 15 décembre 1999 sur la protection des minorités linguistiques historiques nomme expressément les populations « parlanti […] il franco-provenzale », à côté de celles qui parlent le français, le frioulan, le ladin, l’occitan ou le sarde[19].
La Vallée d’Aoste présente une situation particulière. Trois langues romanes y coexistent : l’italien, le français et le francoprovençal. Seuls l’italien et le français y ont un statut officiel, à parité[16]. Le francoprovençal n’a donc pas ce rang. Il y est soutenu par le Centre d’études francoprovençales René Willien, à Saint-Nicolas, qui promeut la recherche linguistique et ethnologique[20]. En 1962, « frappé par le déclin du francoprovençal », René Willien a imaginé un concours scolaire pour les écoles primaires de la vallée, le Concours Cerlogne[21].
Dans les Pouilles, Faeto et Celle di San Vito forment, selon le site touristique officiel italien, la seule « île francoprovençale » de la région[22]. Ce même site rattache leur origine à une garnison de soldats arrêtée au XIIIe siècle près de Lucera, la ville voisine. Aucune source savante consultée pour cet article ne confirme cependant la date ni les circonstances exactes de cette implantation. Une étude universitaire récente décrit la langue de ces deux villages comme menacée d’extinction[3].
Une langue menacée
Combien de personnes parlent encore le francoprovençal ? Les estimations vont de 120 000 à 200 000 locuteurs[1]. Le dialectologue Jean-Baptiste Martin, en incluant les « locuteurs passifs » (ceux qui comprennent la langue sans la parler), arrive à 200 000 personnes, sur une population de plus de six millions d’habitants. La grande majorité vit en France[2].
La proportion est donc faible. Glottolog classe la langue comme shifting, c’est-à-dire en cours d’abandon au profit d’une autre. Le catalogue des langues en danger ELCat la range parmi les langues « en danger » (Endangered)[4].
Le francoprovençal pose ainsi, de façon nette, la question de la frontière entre langue et dialecte, également abordée à propos du corse. Ses parlers sont nombreux et ne partagent ni norme écrite ni nom commun. Mais Ascoli puis le rapport Cerquiglini les traitent comme un ensemble distinct, à côté des langues d’oïl et de l’occitan, même si Glottolog les rattache à l’ensemble d’oïl.
Bibliographie
- Ascoli, Graziadio Isaia, « Schizzi franco-provenzali », Archivio glottologico italiano, vol. III, tome daté de 1878. Texte sur Internet Archive.
- Blumenfeld-Kosinski, Renate, The Writings of Margaret of Oingt, Medieval Prioress and Mystic, notice de l’université de Pittsburgh.
- Biblissima, notice du manuscrit Grenoble, Bibliothèque municipale, R. 5786 Rés..
- Centre d’études francoprovençales René Willien, site officiel et page du Concours Cerlogne.
- Cerquiglini, Bernard, Les langues de la France, rapport au ministre de l’Éducation nationale et à la ministre de la Culture, avril 1999. PDF sur vie-publique.fr.
- Conseil fédéral suisse, « Charte européenne des langues régionales ou minoritaires : 7ème rapport de la Suisse », communiqué, Berne, 7 décembre 2018. admin.ch.
- Glossaire des patois de la Suisse romande : page de l’Académie suisse des sciences humaines et sociales et page de l’université de Neuchâtel.
- Glottolog 5, « Arpitan » (fran1260).
- Italia.it, « Faeto ».
- Kasstan, Jonathan R., « Illustrations of the IPA: Lyonnais (Francoprovençal) », Journal of the International Phonetic Association, 45 (3), 2015, p. 340-355. Cambridge Core.
- Kurbanova, Kamilla, « Particularités lexicales du français en Vallée d’Aoste », Éducation et sociétés plurilingues, 42, 2017. OpenEdition.
- Loi italienne n° 482 du 15 décembre 1999, « Norme in materia di tutela delle minoranze linguistiche storiche ». Texte et traduction, CEFAN ; Normattiva.
- Maccarrone, Nunzio, Il concetto dei dialetti e « l’Italia dialettale » nel pensiero ascoliano, Turin, Chiantore, 1929. Texte sur Internet Archive.
- Meune, Manuel, « Le franco-provençal », in Jacques Leclerc, L’aménagement linguistique dans le monde, CEFAN, Université Laval, révision du 24 mars 2025. En ligne.
- Spagna, Maria Immacolata, « Il francoprovenzale in Puglia: situazione attuale e prospettive », Palaver, 8 n.s., 2, 2019. Université du Salento.
- Trésor de la langue française informatisé (TLFi), articles chalet, luge, avalanche et crétin, CNRTL-ATILF.
- Ville d’Annecy, « Prononciation des noms de villes », juin 2023, d’après Henri Denarié, La Voix des Allobroges, n° 13.
Notes et références
- Jonathan R. Kasstan, « Illustrations of the IPA: Lyonnais (Francoprovençal) », Journal of the International Phonetic Association, 45 (3), 2015, p. 340-355. ↑
- Manuel Meune, « Le franco-provençal », in J. Leclerc, L’aménagement linguistique dans le monde, CEFAN, Université Laval (révision du 24 mars 2025). ↑
- Maria Immacolata Spagna, « Il francoprovenzale in Puglia: situazione attuale e prospettive », Palaver, 2019 (résumé). ↑
- Glottolog 5, notice « Arpitan » (fran1260), d’après Campbell et al. 2022 pour le statut shifting et le catalogue ELCat pour le statut Endangered. ↑
- Bernard Cerquiglini, Les langues de la France, rapport, avril 1999, liste « France métropolitaine ». ↑
- La thèse de Walther von Wartburg (Die Ausgliederung der romanischen Sprachräume, 1936) et ses critiques ne sont connues ici que par des sources secondaires ; elles sont présentées sous réserve. ↑
- G. I. Ascoli, « Schizzi franco-provenzali », Archivio glottologico italiano, III, § I ; le même volume cite la Rivista di filologia romanza (« Imola, 1873 ») et contient une lettre datée « Bucarest, le 5 avril 1878 ». ↑
- Nunzio Maccarrone, Il concetto dei dialetti e « l’Italia dialettale » nel pensiero ascoliano, 1929. ↑
- Ville d’Annecy, « Prononciation des noms de villes », juin 2023, reprenant Henri Denarié, La Voix des Allobroges, n° 13. Source d’érudition locale : la datation ancienne de ces graphies n’a pas été confirmée par une étude savante. ↑
- Renate Blumenfeld-Kosinski, The Writings of Margaret of Oingt, notice de l’université de Pittsburgh. ↑
- Biblissima, notice du manuscrit Grenoble, BM, R. 5786 Rés. ↑
- TLFi, étymologie de chalet. ↑
- TLFi, étymologie de luge, qui qualifie le mot de « suisse romand et savoyard ». ↑
- TLFi, étymologie de avalanche. ↑
- TLFi, étymologie de crétin. ↑
- Kamilla Kurbanova, « Particularités lexicales du français en Vallée d’Aoste », Éducation et sociétés plurilingues, 42, 2017. ↑
- Académie suisse des sciences humaines et sociales, page du GPSR ; université de Neuchâtel, page du GPSR. ↑
- Conseil fédéral suisse, communiqué du 7 décembre 2018. ↑
- Loi n° 482 du 15 décembre 1999, article 2. ↑
- Centre d’études francoprovençales René Willien, page d’accueil. ↑
- Centre d’études francoprovençales René Willien, page « Concours Cerlogne ». ↑
- Italia.it, « Faeto ». ↑
